Tours : Un policier adjoint sera jugé pour avoir provoqué de multiples incendies durant une nuit

Un policier adjoint de 23 ans, en poste à Vierzon, comparaîtra le 20 septembre devant le tribunal correctionnel de Tours, pour avoir incendié une vingtaine de poubelles, causant ainsi l'embrasement de treize voitures et des dommages à des façades de maisons. En l'attente de son procès, il a été placé en détention provisoire.
Tours : Un policier adjoint sera jugé pour avoir provoqué de multiples incendies durant une nuit
Illustration. (shutterstock)
Par Actu17
Le dimanche 13 août 2023 à 12:56

Un jeune homme de 23 ans, en poste en tant que policier adjoint (PA) - anciennement nommé adjoint de sécurité (ADS) - à Vierzon (Cher), depuis quatre ans, comparaîtra le 20 septembre prochain devant le tribunal correctionnel de Tours pour avoir délibérément incendié une vingtaine de poubelles, raconte France Bleu. Ces actes ont entraîné l'embrasement de treize voitures et endommagé des façades de maisons à Tours, entre le quartier des Prébendes et l'avenue de Grammont, dans la nuit du 5 au 6 août.

L'individu, fils d'un major de police et dont le casier judiciaire est vierge, avait été repéré par les forces de l'ordre suite à ses agissements. Après trois jours d'enquête menée par les policiers, il a été interpellé à son domicile situé dans le département du Cher.

Lors de son audience en comparution immédiate ce vendredi 11 août, l'homme a exprimé des remords profonds, évoquant des circonstances personnelles difficiles, notamment une rupture récente et le décès douloureux d'un membre de sa famille. De plus, il a précisé qu'il était très alcoolisé le soir des faits. Une situation aggravante étant donné que l'alcool lui avait déjà valu un blâme par le passé.

Il avait obtenu le concours de gardien de la paix

Bien que le prévenu ait décroché son concours de gardien de la paix et qu'il devait débuter sa scolarité à l'école de police de Oissel en septembre, sa carrière de policier va prendre fin prématurément. Le jeune homme a néanmoins assuré qu'il chercherait un emploi "pour pouvoir rembourser les victimes".

Malgré la plaidoirie de son avocat, Me Germain Yamba, qui a décrit ce geste comme "une heure malheureuse dans sa vie", le tribunal a ordonné une expertise psychiatrique et décidé de son placement en détention provisoire jusqu'à la date de son jugement. Il encourt une peine maximale de 10 ans de prison pour ses actes, et a été suspendu de ses fonctions de policier.