Femme enceinte tuée par un chauffard à Montpellier : 2 hommes mis en examen


Mayline Ali Nadhoir a été mortellement percutée par un chauffard à Montpellier dans la nuit de vendredi à samedi.

Une femme enceinte âgée de 24 ans est morte après avoir été percutée par un chauffard sur un passage piéton, dans la nuit de vendredi à samedi à Montpellier (Hérault). Deux hommes ont été mis en examen. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

Sa grossesse était arrivée à son terme et elle s’apprêtait à mettre au monde son deuxième enfant. Mayline Ali Nadhoir, 24 ans, a été mortellement renversée sur un passage piéton sur l’avenue de la Liberté à Montpellier, vers minuit, par un chauffard qui a pris la fuite.

La victime venait de passer l’après-midi chez son père qui vit à Montpellier depuis quelques mois raconte Mayotte 1ère. Issue de la communauté Mahoraise, Mayline était aussi la mère d’un petit garçon d’un an et demi. Elle s’était installée à Montpellier en 2016 après avoir obtenu son Bac à Mayotte, et vivait avec son compagnon dans le quartier de Fontcarrade.

Le véhicule du chauffard retrouvé incendié à quelques kilomètres

Dans cette enquête, un homme s’est présenté au commissariat samedi matin, quelques heures après le drame, et a indiqué aux policiers être le chauffard de la BMW qui a été retrouvée incendiée à quelques kilomètres du lieu où la jeune femme a été percutée, à Lavérune.

Les enquêteurs sont parvenus à déterminer que c’est bien cet homme de 28 ans qui était au volant de la voiture explique Midi-Libre. Il aurait affirmé aux policiers ne pas avoir franchi de feu rouge là où la collision s’est produite.


Homicide involontaire aggravé et destruction de preuves

Un second suspect a été interpellé ce dimanche par les enquêteurs de la sûreté départementale. Il s’agit d’un ami du conducteur, lui aussi âgé de 28 ans. Il est accusé d’avoir participé à l’incendie de la BMW.

Le parquet de Montpellier a annoncé ce lundi que les deux suspects avaient été mis en examen pour homicide involontaire aggravé et destruction de preuves. Le procureur a requis leur placement en détention provisoire. En outre, une information judiciaire a été ouverte dans cette affaire.