Finistère : Un professeur de danse mis en examen pour neuf viols sur mineur et remis en liberté


Illustration (Mike Fouque/shutterstock)

Un chorégraphe et professeur de danse a été mis en examen ce vendredi pour viols et agressions sexuelles sur des mineures. Neuf victimes ont été recensées, les faits se seraient produits entre 2008 et 2020.

Le parquet de Brest (Finistère) a annoncé dans un communiqué qu’un homme de 46 ans avait été mis en examen ce vendredi pour « viols et agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité ». Le suspect est un professeur de danse. Il est accusé d’avoir fait pas moins de neuf victimes « entre 2008 et décembre 2020 ». Certaines d’entre elles sont depuis devenues majeures précise Ouest France.

Le quadragénaire né à Libreville au Gabon a emménagé dans le Finistère à l’âge de 7 ans avec sa mère. Il a découvert la danse à 18 ans puis est devenu champion du monde de street danse en 1999. L’homme intervient auprès de différents publics, dans des écoles, collèges, lycées, universités, structures de suivi judiciaire, structures spécialisées pour les personnes handicapées et centres socio-culturels, notamment détaillent nos confrères.

Des grossesses non désirées

L’homme aurait abusé de son rôle de professeur, se présentant comme un grand maître. Il aurait convaincu les victimes qu’elles étaient « uniques » et qu’elles deviendraient de « grandes danseuses professionnelles », avec comme objectif de les convaincre d’assumer une totale liberté physique et sexuelle.

Certains viols et agressions « auraient eu pour conséquence plusieurs grossesses non désirées », a indiqué le Planning familial, « qui a assisté les victimes tout au long de la procédure ». « Ces jeunes femmes réclament aujourd’hui que justice soit rendue à l’encontre [de l’intéressé] mais également des personnes ayant fermé les yeux ou minimisé leur parole et leur vécu », ajoute l’organisme.

Le parquet avait requis le placement en détention provisoire du suspect mais celui-ci a finalement « été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention » avec « notamment l’interdiction de paraître dans le Finistère et d’exercer toute activité impliquant un contact habituel avec des mineurs ».