Fresnes : Le technicien de dératisation fournissait de la drogue aux détenus du centre pénitentiaire


Le centre pénitentiaire de Fresnes. (photo Wikimedia)

Soupçonné depuis plusieurs semaines par les surveillants, le dératiseur qui intervenait au centre pénitentiaire de Fresnes se livrait à un trafic de drogue.


Il n’était pas inconnu des surveillants pour être intervenu régulièrement dans le centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne). Un employé d’une société de dératisation, âgé de 31 ans et domicilié dans l’Oise, a été interpellé dans la prison ce vendredi matin, rapporte Le Parisien.

L’homme ne s’attendait sans doute pas à subir un contrôle plus poussé qu’habituellement, lorsqu’il s’est présenté à l’entrée de la prison, ce vendredi vers 9 heures. En effet, les fonctionnaires avaient des soupçons sur lui depuis plusieurs semaines.

Un chien spécialisé dans la détection des stupéfiants

Une Equipe locale d’appui et de contrôle (Elac), un service de l’administration pénitentiaire spécialisé notamment dans les fouilles, avait cette fois-ci fait appel à un « chien stups » pour le contrôle.

Les fonctionnaires ont eu du flair. Autant que leur chien spécialisé, qui a marqué l’utilitaire du dératiseur à plusieurs endroits. Dans le véhicule, les surveillants pénitentiaires ont découvert 360 grammes de cannabis, et des objets qui sont demandés habituellement par les détenus : deux chargeurs USB et du charbon pour chicha.


Interpellé et placé en garde à vue

Avisés, les policiers du commissariat de L’Haÿ-les-Roses ont procédé à l’interpellation du trentenaire, qui a été placé en garde à vue pour « détention et transport de produits stupéfiants » ainsi que « remise d’objet illicite à un détenu ». Une enquête est en cours pour notamment déterminer depuis combien de temps il s’adonnait à un tel trafic, et à quels détenus la drogue saisie était destinée.

Les parloirs, qui sont l’une des principales sources d’approvisionnement en drogue pour les prisonniers, sont restés fermés durant toute la période de confinement liée à la crise sanitaire du Covid-19.

Ils ne se tiennent à nouveau que depuis ce lundi et leurs conditions sont plus encadrées qu’habituellement. Les projections dans la cour de la prison depuis l’extérieur auraient, quant à elles, légèrement augmenté en nombre, selon le quotidien francilien.