Fresnes : Un détenu attaque et blesse une surveillante pénitentiaire avec un pic artisanal


Illustration. (©PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP)

La surveillante pénitentiaire, qui était encore en formation, a été blessée et a du être conduite à l’hôpital. Son pronostic vital n’est pas engagé.

Une violente agression d’un personnel du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) s’est produite dans la prison lundi vers midi. Une élève surveillante pénitentiaire était en train de distribuer des repas et se trouvait avec des détenus « auxiliaires » quand elle a été attaquée, rapporte Le Parisien.

Au moment de l’ouverture d’une porte de cellule, le détenu qui s’y trouvait a surgi armé d’un pic artisanal en bois et lui en a porté plusieurs coups, sans dire un seul mot. Elle a été sauvée par les détenus auxiliaires qui l’accompagnaient, a indiqué le syndicat FO Pénitentiaire.

La surveillante conduite à l’hôpital

Âgé de 26 ans, l’agresseur qui se trouvait en détention provisoire depuis février 2018 pour tentative de vol à main armée a été maîtrisé et interpellé. La fonctionnaire a été blessée au visage et à un bras. Son état a nécessité qu’elle soit conduite à l’hôpital, où des points de suture lui ont été posés.

L’agresseur avait déjà été condamné à 16 reprises et présenterait des troubles psychiatriques. Il se trouvait dans un état second lors de l’attaque et a été pris en charge par les pompiers, puis hospitalisé. Lundi soir, il aurait également été trouvé porteur de ciseaux à bout rond par des surveillants.


Un syndicat demande de nouvelles mesures

Au mois de septembre dernier, un autre détenu présentant des troubles psychiatriques a été condamné à sept ans de prison, à Créteil, pour l’agression de quatre surveillants à coups de barres de fer. Cette attaque particulièrement violente avait choqué parmi le personnel. Les surveillants pénitentiaires étaient venus nombreux au tribunal pour soutenir leurs collègues.

Après cette nouvelle agression, le syndicat FO Pénitentiaire a demandé que soient regroupés les détenus présentant des troubles psychiatriques. Il souhaite que ces derniers se retrouvent dans un secteur dédié et qu’ils soient gérés par des fonctionnaires qualifiés.