Gard : Une femme de 75 ans contrainte par la justice de vivre avec un squatteur dans sa maison


Illustration. (Shutterstock)

Suite à une décision de justice, une septuagénaire qui habite à Rochefort-du-Gard (Gard) est contrainte de vivre dans sa maison, avec un squatteur.


Voilà plus de 60 ans que la famille de Martine Garofalo vit à Rochefort-du-Gard. Ses parents habitaient dans cette maison, qu’elle a conservée. Depuis des mois, la retraitée âgée de 75 ans vit un vrai cauchemar raconte Midi Libre. Une décision de justice l’oblige en effet à vivre avec un squatteur, qui est installé au rez-de-chaussée.

L’affaire a débuté lorsque la septuagénaire est partie en Guyane pour suivre sa nièce. « J’avais loué les deux parties de ma maison à deux locataires différents », raconte la retraitée au quotidien. Les deux locataires lui ont posé des problèmes, et pas des moindres.

Celui qui vivait au premier étage ne lui a pas versé de loyer durant un an. Le second a bloqué l’accès au jardin en mettant une voiture devant le portail, « cela a été constaté par un huissier », affirme Martine. Le premier a soudainement disparu mais a finalement été retrouvé puis condamné par la justice. Quant au second, il est resté dans la maison et s’est installé à l’étage.

« On ne peut pas faire expulser la personne. Je devrais donc cohabiter avec lui ! »

L’habitante est parvenue à accéder à sa maison. « Tout est cassé et dans une grande saleté, la piscine est dans un état lamentable », déplore-t-elle. Depuis son retour en métropole, Martine a été contrainte de dormir à l’hôtel. Elle a ensuite été relogée dans un appartement prêté par la mairie. « C’est passé en justice. Je peux réintégrer l’appartement du haut mais avec la trêve hivernale, on ne peut pas faire expulser la personne. Je devrais donc cohabiter avec lui ! », souffle la retraitée, qui refuse d’habiter chez elle avec son squatteur. Cette dernière a écrit au préfet, au ministre de la Justice et même à Emmanuel Macron.


Récemment, la situation de la septuagénaire a été évoquée dans l’émission « Envoyé Spécial » sur France 2, ce qui lui a permis d’obtenir une importante visibilité. Le député LREM de l’Hérault, Patrick Vignal, est venu à la rencontre de la victime. Il a participé à une réunion à la mairie avec d’autres élus. Plusieurs députés ont ensuite décidé d’écrire une tribune pour la faire cosigner par des parlementaires, dans le but de pouvoir faire évoluer la loi.

Une intervention avec un conciliateur de justice a été planifiée afin que Martine Garofalo puisse retrouver sa maison et qu’une solution soit trouvée pour le locataire précise le quotidien régional.