Gérald Darmanin demande la fermeture de la mosquée de Pantin


Gérald Darmanin le 11 septembre 2020 à Vélizy. (photo Frederic Legrand/Comeo/shutterstock)

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonce avoir demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de faire fermer la mosquée de Pantin.

Invité du JT de TF1 ce lundi soir, Gérald Darmanin a évoqué l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) dans lequel un enseignant de 47 ans, Samuel Paty, a été sauvagement tué.

« Au lendemain de cet attentat ignoble, nous allons tirer toutes les conséquences, j’ai demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis de faire fermer la mosquée de Pantin puisque son dirigeant a relayé le message disant que le professeur devait être intimidé. Le préfet signe ce soir son interdiction. Si justice donne raison ce sera six mois d’interdiction », a-t-il déclaré.

Le mosquée de Pantin avait partagé sur Facebook l’une des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, dans laquelle un parent d’élève, Brahim C., critiquait le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, car ce dernier avait montré des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que 34 opérations avaient été réalisées ce lundi, après le Conseil de défense dimanche, et que certaines avaient donné lieu à « des judiciarisations ». « Le président nous a demandé hier d’accélérer un certain nombre d’opérations toujours sous le contrôle du juge. Je remercie la justice, les magistrats, qui ont accompagné les forces de l’ordre » a détaillé Gérald Darmanin, et d’ajouter : « Ces opérations ont pour but de faire en sorte que la sidération change de camp. Le but de ces opérations c’est d’intimider ceux qui essayent de nous intimider ».

« 411 étrangers fichés islamistes » expulsés

Le locataire de la place Beauvau est également revenu sur le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron, précisant que « 356 lieux de radicalisation ont été fermés », et que plus de « 411 étrangers fichés islamistes » ont été expulsés.


Le terroriste de Conflans, Abdoullakh Anzorov, âgé de 18 ans, n’était pas connu des services de renseignement. C’est une « nouvelle forme de djihadisme, des gens qui ont décidé de répondre à une fatwa », a affirmé le ministre de l’Intérieur, visant dans le même temps « tous ceux qui l’ont poussé [l’assaillant], tous ceux qui ont mis en pâture cet enseignant ».

Quinze personnes se trouvent en garde à vue ce lundi soir dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Conflans, dont quatre collégiens. Peu avant l’attaque, l’assaillant avait proposé plusieurs centaines d’euros à des élèves afin qu’ils lui désignent Samuel Paty.