Gilets jaunes à Marseille : La famille de l’octogénaire décédée après un tir de grenade lacrymogène dépose plainte


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Une octogénaire est décédée à l’hôpital après avoir été touchée par une grenade lacrymogène lors de l’acte III des Gilets jaunes, alors qu’elle se trouvait dans son appartement. Sa famille a déposé plainte.


Une grenade lacrymogène l’avait touchée au visage alors qu’elle était à la fenêtre de son appartement situé au 4ème étage d’un immeuble à Marseille. Zineb Redouane, 80 ans, était décédée quelques heures plus tard à l’hôpital.

Sa famille a déposé plainte ce vendredi pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner » révèle RTL.

Un « choc opératoire » en cause selon le procureur

Le procureur de la République de Marseille avait expliqué peu après les faits que « le choc facial n’était pas la cause du décès », la victime étant décédée à l’hôpital sur la table d’opération suite à un « choc opératoire » selon le magistrat. Une version qui conteste la famille.

Une enquête était jusqu’ici menée par un juge d’instruction, uniquement pour « rechercher les causes de la mort ».

« Elle a vu une personne la viser avec son arme »

L’avocat de la famille Me Yassine Bouzrou, a contredit au micro de RTL la version du procureur qu’il qualifie de « totalement faux » : « Il faut savoir qu’avant son décès, la victime a pu s’entretenir avec ses proches et elle a affirmé que lorsqu’elle tentait de fermer ses volets, elle a identifié les forces de l’ordre en uniforme et elle a vu une personne la viser avec son arme ».

« Donc il y a ce témoignage et des éléments médicaux, notamment le rapport d’autopsie, qui fait état d’une fracture au niveau du visage. Il y a d’ailleurs des photos insoutenables », a-t-il ajouté.

La famille de Zineb Redouane réclame par ailleurs que le dossier d’enquête soit déplacé dans une autre juridiction.