Gilets Jaunes : Le DGPN rappelle aux policiers les conditions d’utilisation du « Flash-ball ».


Illustration. (NeydtStock / Shutterstock)

L’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD 40) dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre est décriée par le mouvement des Gilets Jaunes. De nombreux observateurs pointent du doigt les conséquences de son usage, dénoncé comme étant en à l’origine de graves blessures et d’infirmités permanentes.


Ce mardi, pour répondre à la polémique suscitée par l’usage du LBD 40 (appelé communément Flash-ball, en référence à l’ancien modèle, ndlr), le Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) Eric Morvan a transmis une note aux fonctionnaires, rapporte France Info.

Le télégramme de rappel est ainsi rédigé : Le LBD 40 « peut être employé lors d’un attroupement […] en cas de violences […], à l’encontre des forces de l’ordre » ou « si elles ne peuvent défendre autrement le terrain qu’elles occupent. Ces circonstances correspondent aux émeutes urbaines auxquelles les policiers sont actuellement confrontés ».

La tête ne doit pas être visée

Dans cette note de rappel de l’emploi du LBD 40, Eric Morvan précise que l’arme sublétale « peut constituer une réponse adaptée pour dissuader ou neutraliser une personne violente et/ou dangereuse ». Toutefois, le DGPN « demande » à ses troupes « de veiller rigoureusement au respect des conditions opérationnelles. Les intervalles de distance […] doivent être respectés ».

La note stipule expressément que « le tireur ne doit viser exclusivement que le torse ainsi que les membres supérieurs ou inférieurs ».

Le DGPN demande que ces instructions soient strictement appliquées et qu’elles « soient rappelées lors des briefings opérationnels précédant chaque opération de maintien de l’ordre ».