Gironde : Un Boeing ne répond plus aux appels, un avion de chasse français le rejoint dans les airs


Un Mirage 2000 français. (Illustration. VanderWolf Images/Adobe Stock)

L’armée de l’air a été sollicitée ce vendredi à la mi-journée en Gironde. Un Boeing 767-400 qui survolait le Sud-Ouest de la France ne répondait plus aux appels. Un avion de chasse français a rapidement décollé et a rejoint l’appareil.


Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes s’est exprimé dans un communiqué à Sud-Ouest ce vendredi en fin de journée, et a confirmé l’intervention « de la police du ciel ».

Un Boeing 767-400 qui effectuait une liaison commerciale entre Barcelone (Espagne) et New York (États-Unis) n’a pas répondu aux appels du contrôle aérien au moment du passage à la frontière entre l’Espagne et la France indique le communiqué. « De plus, l’équipage n’a pas réagi aux appels répétés sur la fréquence internationale de détresse laissant planer le doute d’un acte malveillant à bord », est-il précisé.

De nombreux habitants ont entendu une déflagration

Par mesure de sécurité, l’armée de l’air a décidé de faire décoller un avion de chasse pour rejoindre le Boeing dans les airs. A cette occasion, l’appareil « a dû passer en vitesse supersonique en haute altitude pour s’assurer au plus tôt visuellement des raisons de ce comportement douteux ».

C’est la raison pour laquelle de nombreux habitants de Dordogne ou de Charente-Maritime ont entendu une déflagration peu avant midi.


Le contact rétabli

L’équipage du Boeing n’a pas répondu aux sollicitations par radio dans un premier temps. « L’avion de chasse s’est montré auprès de l’équipage du Boeing sans engager la sécurité de l’appareil ni de ses passagers ». L’équipage a alors réagi et a communiqué par radio « à 12h14 avec l’avion de chasse sur la fréquence de détresse ».

Une mesure de sécurité qui a permis de s’assurer qu’il s’agissait uniquement d’un manquement des membres de l’équipage du Boeing. Une enquête a toutefois été ouverte afin de déterminer les raisons de cette perte de contact radio.

88 cas similaires l’an passé

Il ne s’agit toutefois pas d’un cas exceptionnel, mais généralement la perte de communication ne dure que quelques minutes et il n’est pas nécessaire d’envoyer un avion de chasse pour effectuer des vérifications indique le quotidien, qui a interrogé le commandement.

L’an passé, 298 situations anormales se sont produites dans le ciel français. Des événements qui ont entrainé à 88 reprises le décollage d’un avion de l’armée de l’air, dont 35 fois après des pertes de contact radio selon les chiffres officiels.