Gironde : Un homme soupçonné de 8 agressions sexuelles et un viol interpellé par la police


Illustration. (Shutterstock)

Le suspect était activement recherché par les forces de l’ordre depuis le 15 janvier dernier, date des premiers faits recensés.


Les policiers ont interpellé un homme de 36 ans soupçonné d’avoir commis huit agressions sexuelles et un viol en pleine rue au Bouscat, à Bordeaux et à Talence en Gironde. Le prédateur attaquait ses victimes par surprise dans le dos et leur plaquait une main sur la bouche avant de passer à l’acte.

Psychose chez les étudiants

Les victimes sont des jeunes femmes âgées de 17 à 29 ans et elles ont été agressées durant la nuit, entre 21 heures et 3 heures du matin. Les faits ont semé la psychose dans le milieu étudiant, car l’information a rapidement circulé notamment via les réseaux sociaux.

Les signalements et les plaintes se sont multipliés, relate Sud-Ouest. Les policiers de la Brigade départementale de protection de la famille (BDPF) de la Sûreté départementale ont été chargés de mener les investigations.

Des investigations tous azimuts

Durant un mois, les enquêteurs ont traqué sans relâche le prédateur, qui usait toujours du même mode opératoire, surprenant ses proies en les attaquant dans le dos, souvent à proximité d’une ligne de tramway. Un policier de la brigade de sûreté urbaine (BSU) qui avait recueilli une des plaintes des victimes a fait part d’éléments déterminants aux enquêteurs.


Si la plupart des victimes sont parvenues à mettre en fuite leur agresseur avant de subir un viol, ce n’est pas le cas d’une jeune femme attaquée dans la nuit du 4 au 5 février. Après l’avoir agressée sexuellement, le prédateur l’a violée.

Le suspect interpellé

En recoupant des témoignages avec des enregistrements de vidéosurveillance, les policiers sont parvenus à relever l’immatriculation d’une voiture et par la suite identifier un individu. C’est cet homme qui a été interpellé mercredi soir.

Les relevés ADN effectués en amont sur les vêtements de la victime du viol ont montré une correspondance avec l’ADN du suspect. Le bornage de son téléphone portable est venu compléter le faisceau d’indices mettant en cause cet homme de nationalité italienne, âgé de 37 ans, précise 20 minutes.

En garde à vue, il « a refusé de s’expliquer et a nié l’ensemble des faits », a indiqué le parquet. Au terme de cette mesure, une information judiciaire a été ouverte et il a été placé en détention provisoire.