Haute-Saône : Deux pompiers soupçonnés d’avoir allumé une quinzaine d’incendies interpellés


Illustration. (shutterstock)

Deux sapeurs-pompiers ont été interpellés dans leur caserne de Vesoul (Haute-Saône) ce vendredi, avant d’être placés en garde à vue. Ils sont accusés d’avoir volontairement mis le feu à une quinzaine de bâtiments agricoles au cours des derniers mois.


Stupeur chez les sapeurs-pompiers de Haute-Saône. Deux des leurs ont été interpellés et placés en garde à vue indique Le Parisien. Âgés de 19 et 20 ans, ils sont accusés d’avoir délibérément incendiés treize bâtiments agricoles dans l’agglomération de Vesoul (Haute-Saône).

Une enquête avait été ouverte et confiée aux gendarmes de la brigade de recherche de Vesoul suite à douze incendies de bâtiments agricoles, depuis août 2020. Un suspect avait alors été identifié puis placé sous surveillance a expliqué le parquet. Les enquêteurs ont donc été patients et ont interpellé cet homme et son complice ce vendredi, alors qu’ils venaient d’incendier « un hangar agricole contenant une quarantaine de bottes de paille à Charmoille », sous les yeux des militaires a détaillé le procureur de la République.

Le duo a été arrêté à la caserne de Vesoul juste après, à 18h20. Dans leur véhicule, les gendarmes ont découvert des jerricans et des briquets.

« C’est un coup très dur porté à l’image du corps des sapeurs-pompiers »

« Je peux vous dire que c’est un double sentiment, la consternation et la trahison », a réagi le colonel Stéphane Helleu, patron du service départemental d’incendie et de secours de Haute-Saône, auprès de L’Est Républicain. « C’est un coup très dur porté à l’image du corps des sapeurs-pompiers. Si un doute subsiste avec la présomption d’innocence, il semble malgré tout que les soupçons soient très forts ».


La garde à vue des deux mis en cause a été prolongée ce samedi. Ils devraient être déférés et présentés à un juge d’instruction ce dimanche, en vue de leur mise en examen pour dégradations volontaires commises avec un moyen dangereux. Leur placement en détention provisoire va être requis par le parquet.