Cité dans un document Epstein, Franck Ribéry dénonce des «fausses informations» et engage des poursuites

Cité dans une lettre rendue publique dans le cadre des "Epstein Files", l'ancien footballeur international Franck Ribéry, 42 ans, dément fermement toute implication. Son avocat a annoncé ce mardi 10 février engager des poursuites judiciaires pénales.
Cité dans un document Epstein, Franck Ribéry dénonce des «fausses informations» et engage des poursuites
Franck Ribéry à Munich, le 27 mai 2019. (Sven Mandel / Wikimedia)
Par Actu17
Le mardi 10 février 2026 à 16:11

L'ancien footballeur international Franck Ribéry, 42 ans, est cité dans une lettre adressée à la justice américaine en 2019, rendue publique dans le cadre des "Epstein Files". Mis en cause par une personne se déclarant victime du financier Jeffrey Epstein, l'ancien joueur du Bayern Munich dément fermement l'ensemble des accusations portées à son encontre. Son avocat, Me Carlo Alberto Brusa, a annoncé ce mardi 10 février engager des poursuites judiciaires pénales.

Le 12 novembre 2019, une personne installée à Morlaix (Finistère) adresse une lettre de 38 pages au Département de justice américain. Elle y affirme avoir subi des abus sexuels de la part de Jeffrey Epstein, mais aussi de plusieurs de ses proches, parmi lesquels Jean-Luc Brunel et le prince Andrew. Dans cette missive, le nom de Franck Ribéry apparaît à plusieurs reprises. L'ancien international français y est associé à un réseau de prostitution et accusé d'avoir tenté de frapper l'auteur de la lettre.

"Franck Ribéry a tenté de me frapper alors que j'étais dans mon jardin et qu'il avait obtenu mon numéro et mon adresse, des policiers l'ont encerclé et ramené à sa voiture", est-il écrit dans le document. L'expéditeur affirme également : "Après ma majorité, aux alentours de [date masquée] et les années suivantes, j'ai vu des gens m'approcher, comme Franck Ribéry, dont l'appartenance au monde de la prostitution n'est plus à prouver, par l'intermédiaire de son avocat pénaliste Sylvain Cormier."La lettre met aussi en cause ce dernier, avocat de Karim Benzema, Ballon d'or 2022 et ancien coéquipier de Franck Ribéry en équipe de France.

Une lettre «totalement farfelue» selon l'avocat de Franck Ribéry

Dans un communiqué de presse publié ce mardi, Me Carlo Alberto Brusa, avocat de Franck Ribéry au sein du cabinet CAB Associés, a vivement réagi. Il dénonce des "posts" publiés sur les réseaux sociaux, notamment sur X, "portant des fausses informations préjudiciant gravement à la dignité" de son client. L'avocat affirme que "Monsieur Sylvain Cormier n'a jamais été l'avocat de Monsieur Franck Ribéry" et que "celui-ci n'a jamais rencontré personnellement Monsieur Ribéry ni professionnellement, ni dans un 'jardin', ni dans un 'bois'". Le communiqué qualifie la lettre de "totalement farfelue", la décrivant comme le "fruit d'un règlement de comptes entre des personnes dont il est totalement étranger". Franck Ribéry "dément donc formellement et sans réserve l'ensemble des termes proférés à son encontre", précise le texte.

Interrogé sur BFMTV, Me Carlo Alberto Brusa a évoqué une "mythomanie absolue" et fustigé "une opération montée préalablement". "Il y a un contentieux qui oppose la personne qui a rédigé le courrier daté du 12 novembre 2019 à Morlaix - une femme - avec une personne dont je vais taire le nom", a-t-il détaillé. L'avocat a insisté sur le fait que Sylvain Cormier "n'a jamais été son avocat et ne le connaît même pas personnellement puisqu'il est l'avocat de Benzema", soulignant que la lettre met en cause de nombreuses personnalités, citant notamment "Balkany, des chanteurs, etc.".

«Une extrême gravité»

Face à ces accusations, Franck Ribéry a décidé d'engager des poursuites judiciaires pénales contre la personne signataire de la lettre, mais aussi "contre celles et ceux qui continuent à puiser dans ces fausses informations contenues dans la lettre calomnieuse pour rédiger des 'posts' sur les réseaux". Son avocat a également annoncé vouloir solliciter "la réparation intégrale du préjudice subi", qualifié "d'une extrême gravité compte tenu de la propagation exceptionnelle de ces fausses informations sur la 'toile du net'".

Le communiqué rappelle enfin que "la liberté d'expression ne saurait justifier la diffusion d'informations fausses, calomnieuses, injurieuses ou diffamatoires à l'encontre d'un ancien joueur professionnel qui ne demande que de vivre en paix et sérénité avec sa famille".