Frappes sur l'Iran : Emmanuel Macron convoque un conseil de défense à 18h, l'ONU se réunit à 22h

Alors que les États-Unis et Israël mènent depuis ce matin des frappes conjointes contre l'Iran, Emmanuel Macron présidera un conseil de défense à 18 heures. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU est prévue à 22 heures.
Frappes sur l'Iran : Emmanuel Macron convoque un conseil de défense à 18h, l'ONU se réunit à 22h
Emmanuel Macron à l'Élysée le 16 février 2024 lors de la réception de Volodymyr Zelensky. (Antonin Albert / Shutterstock)
Par Actu17
Le samedi 28 février 2026 à 16:25 - MAJ samedi 28 février 2026 à 16:42

L'Élysée a annoncé ce samedi 28 février la tenue d'un conseil de défense à 18 heures, présidé par Emmanuel Macron, alors que les États-Unis et Israël ont lancé dans la matinée des frappes conjointes contre l'Iran. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU doit également se tenir à 22 heures, heure de Paris.

Plus tôt dans la journée, le président de la République avait réagi sur le réseau social X, estimant que "le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale". Il a assuré que "toutes les mesures sont prises pour la sécurité du territoire national et celle de nos compatriotes ainsi que de nos emprises au Moyen-Orient" et affirmé que la France "se tient également prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation". Emmanuel Macron a appelé à la fin de l'escalade, jugée "dangereuse pour tous", et demandé "une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies".

Ce samedi matin, les États-Unis et Israël ont lancé une campagne de frappes conjointes contre l'Iran, baptisée "Epic Fury" côté américain et "Roaring Lion" côté israélien. Plusieurs villes iraniennes ont été visées, dont Téhéran, Ispahan, Tabriz et Chiraz, ciblant des sites militaires, des lanceurs de missiles ainsi que des lieux de réunion de hauts responsables iraniens, y compris le quartier abritant la résidence du guide suprême Ali Khamenei, qui aurait été détruite selon une image satellite authentifiée par le New York Times.

Les habitants de Téhéran invités à quitter la ville

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé "des centaines de cibles militaires iraniennes" et une source de sécurité israélienne a affirmé que les frappes se poursuivraient "aussi longtemps que nécessaire". Selon les médias d'État iraniens, au moins 51 personnes ont été tuées et 60 blessées lors d'une frappe contre une école primaire de filles à Minab, dans le sud du pays. Le gouvernement iranien a appelé les habitants de Téhéran à quitter la ville.

En riposte, l'Iran a lancé des missiles et des drones en direction d'Israël, où des sirènes ont retenti à Jérusalem, ainsi que vers des bases américaines situées au Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Émirats arabes unis. L'Arabie saoudite a également confirmé avoir été visée par des frappes iraniennes contre Riyad et sa province orientale. Plusieurs pays de la région ont fermé leur espace aérien et Israël a instauré un état d'urgence national. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a condamné l'escalade et appelé à "l'arrêt immédiat des hostilités".

Ces frappes interviennent après l'échec des négociations nucléaires entre Washington et Téhéran, dont le dernier round, qui s'est tenu le 26 février à Genève, s'est soldé sans accord. En juin 2025, Israël avait déjà mené une campagne de frappes aériennes contre l'Iran pendant douze jours, avec le soutien des États-Unis qui avaient bombardé trois sites nucléaires iraniens.