Le jeudi 22 janvier 2026 à 16:03
La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier-cargo "Grinch", ce jeudi 22 janvier, en haute mer Méditerranée. Ce navire en provenance de Mourmansk, en Russie, est "sous sanctions internationales et suspecté d'arborer un faux pavillon", a annoncé Emmanuel Macron sur X. Le président de la République estime qu'il appartient à la "flotte fantôme" russe. Une enquête judiciaire a été ouverte.
L'opération a été menée avec le concours de plusieurs pays alliés, dans le respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Une équipe de visite est montée à bord du pétrolier. "Après la montée à bord de l'équipe de visite, l'examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré", a indiqué la préfecture maritime dans un communiqué.
Nous ne laisserons rien passer.
La Marine nationale a arraisonné ce matin un navire pétrolier en provenance de Russie, sous sanctions internationales et suspecté d'arborer un faux pavillon.
Cette intervention a été effectuée en haute mer, en Méditerranée,… pic.twitter.com/6mHMvGtB94
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 22, 2026
Un signalement a été effectué auprès du procureur de la République de Marseille. Le navire a été dérouté vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications, sous escorte de la Marine nationale.
"Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des sanctions. Les activités de la flotte fantôme contribuent au financement de la guerre d'agression contre l'Ukraine", a déclaré le président de la République.
«Des dizaines de milliards d'euros pour le budget de la Russie»
La flotte fantôme désigne les navires utilisés par la Russie pour exporter son pétrole malgré les sanctions occidentales. En octobre dernier, lors d'un sommet européen à Copenhague (Danemark), Emmanuel Macron avait estimé que cette flotte "représente des dizaines de milliards d'euros pour le budget de la Russie" et "finance, selon nos évaluations, 40% de l'effort de guerre russe". Le chef de l’État avait alors évoqué "entre 600 et 1000 bateaux qui circulent comme ça et qui permettent aux hydrocarbures russes de cheminer, y compris quand ils sont interdits".