Jean-Marie Le Pen au tribunal pour détention illégale d’armes


Jean-Marie Le Pen (Wikimedia)

Le dossier, dont les faits remontent au mois de janvier 2015, avait été renvoyé une première fois pour des raisons médicales.


Jean-Marie Le Pen doit comparaître ce jeudi après-midi devant le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine). La justice lui reproche la détention illégale de plusieurs armes, relate Le Parisien.

L’intervention des pompiers à l’origine de l’enquête

L’affaire avait débuté au mois de janvier 2015, lors d’un incendie dans la propriété de l’ancien patron du Front national à Rueil-Malmaison (Haut de Seine). Les soldats du feu avaient découvert plusieurs armes : un lanceur de balle de défense, un pistolet semi-automatique, un fusil à pompe, un revolver américain de calibre court et des munitions.

Une enquête préliminaire avait été ouverte pour connaître les conditions de leur détention.

Une autre arme découverte lors d’une perquisition

Une seconde affaire, en novembre 2015, est venue se greffer à la première. Lors d’une perquisition au manoir de Montretout à Saint-Cloud, les magistrats du Parquet national financier (PNF) avaient découvert un pistolet semi-automatique.

L’arme, qui se trouvait dans les bureaux de Jean-Marie Le Pen, avait été saisie dans une procédure incidente à la perquisition alors en cours pour blanchiment de fraude fiscale.

Une « affaire de cornecul », pour l’avocat

Maître Frédéric Joachim s’est énervé : « C’est une affaire de cornecul. Dans les caves de banlieues, il y a des arsenaux bien plus conséquents ». Le défenseur conteste le bien-fondé des poursuites judiciaires contre son client, concernant toutes ces armes.

Il explique tour à tour que le fusil à pompe, « une arme de chasse », avait été la propriété de Jean Garnier, le premier mari de son épouse Jany Le Pen à qui appartient la demeure. Que le revolver .22 long rifle, « une arme de dame », lui avait été « offert il y a longtemps par un ami ». Précisant qu’à l’époque « il n’y avait pas besoin d’autorisation pour ce calibre », rapporte le quotidien francilien.

Le conseil s’étonne, par ailleurs, des circonstances de la saisie de ces armes lors de l’incendie. « En vertu de quel pouvoir les pompiers vont-ils remettre cela à la police ? », a-t-il déclaré.

Enfin, concernant le pistolet semi-automatique découvert dans un coffre au sous-sol du manoir de Montretout, l’avocat explique qu’il s’agit d’un « cadeau ». L’arme, dépourvue de munitions selon lui, avait été offerte à Jean-Marie Le Pen « par un haut responsable des services spéciaux ».