Cherbourg : Trente ans de réclusion pour Oumar Ndiaye qui avait violé et torturé Mégane à son domicile

La cour d'assises de la Manche a condamné Oumar Ndiaye à trente ans de réclusion criminelle, dont vingt ans de sûreté, pour le viol avec torture et actes de barbarie d'une jeune femme à Cherbourg-en-Cotentin en 2023.
Cherbourg : Trente ans de réclusion pour Oumar Ndiaye qui avait violé et torturé Mégane à son domicile
Illustration. (Shutterstock)
Par Actu17
Le vendredi 13 mars 2026 à 18:04

Oumar Ndiaye, un homme de 21 ans, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté de vingt ans, jeudi 12 mars, par la cour d'assises de la Manche, à Coutances. Il était jugé pour le viol avec torture et actes de barbarie d'une jeune femme de 29 ans, Mégane, commis le 4 août 2023 à Cherbourg-en-Cotentin (Manche). Le verdict est tombé peu avant 23 heures, au terme de deux jours de procès à huis clos demandé par la victime.

Le matin du 4 août 2023, peu avant 7 heures, Oumar Ndiaye, alors âgé de 18 ans, avait fait irruption au domicile de la victime, en plein centre-ville de Cherbourg-en-Cotentin. Il l'avait violée à plusieurs reprises avant de la torturer. Grièvement blessée, la jeune femme était parvenue à appeler les secours avant de perdre connaissance. Son pronostic vital avait été engagé. Elle avait été plongée dans un coma artificiel pendant près d'un mois.

«Une gravité exceptionnelle»

"La cour d'assises de la Manche retient le viol doublé d'actes de torture et de barbarie d'une gravité exceptionnelle", a détaillé la présidente lors du prononcé du verdict. "Si la victime n'était pas parvenue à appeler les secours, elle serait morte ce matin-là", a-t-elle ajouté. La cour a estimé que le geste d'Oumar Ndiaye "s'inscrit dans une forme d'inhumanité en lien avec la gratuité et l'absence totale d'explications de son comportement hormis confronter sa victime à des souffrances aiguës et à une expérience de mort imminente".

À l'annonce du verdict, l'accusé, tête baissée, est resté impassible. "Malgré ces deux jours d'audience tellement difficiles, Mégane n'a malheureusement reçu de lui aucune réponse à ses questions", a déploré son avocate, Me Catherine Besson. "Elle ne sait toujours pas pourquoi son agresseur l'a "choisie", elle, ni pourquoi il lui a imposé ces actes d'une cruauté aussi indescriptible."L'avocate a décrit la vie de sa cliente comme "brisée", soulignant qu'elle reste "très fragile psychologiquement" près de trois ans après les faits.

Cinq condamnations antérieures

Oumar Ndiaye a été reconnu pleinement responsable de ses actes. Selon l'expert psychiatrique, il "ne présentait aucun trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement". L'accusé a indiqué ne pas comprendre son geste et ne pas s'en souvenir. Avant cette affaire, son casier judiciaire faisait état de cinq condamnations par le tribunal pour enfants pour des violences et des atteintes aux biens. Une procédure pour agression sexuelle sur sa propre sœur est également en cours. Son avocate, Me Kian Barakat, a invoqué des "carences affectives et éducatives absolument immenses" et assuré que son client était décrit comme "gentil" et "timide" dans plusieurs témoignages.

L'accusé dispose de dix jours pour faire appel. "On va prendre le temps de digérer ce procès et de réfléchir à l'appel", a indiqué Me Barakat. L'audience pour l'indemnisation des parties civiles se tiendra en juin 2026.