Le samedi 5 septembre 2026 à 17:58
Un animateur d'un centre de loisirs, mis en examen pour quatre viols et trois agressions sexuelles sur des enfants âgés de 3 et 4 ans à Tarnos, dans les Landes, a été remis en liberté au mois d'août et placé sous contrôle judiciaire allégé. Quatorze familles ont porté plainte à ce jour et, selon franceinfo, de nouvelles plaintes ont été déposées depuis sa mise en examen.
Âgé de 37 ans, l'homme avait été écroué au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Il en est ressorti environ un mois plus tard, après avoir formulé une demande de mise en liberté. Son contrôle judiciaire prévoit un éloignement géographique en Bretagne, une interdiction de se rendre dans les Landes et un pointage toutes les deux semaines en gendarmerie.
Pour justifier cette décision, la chambre de l'instruction a notamment estimé que "sa protection ne peut pas mieux être assurée en milieu carcéral compte tenu de la nature des faits pour lesquels il est mis en examen", d'après franceinfo. La juridiction n'a retenu ni un transfert vers un autre établissement, ni un placement à l'isolement.
Le témoignage d'une fillette de 4 ans à l'origine de l'affaire
Tout est parti des déclarations d'une fillette de 4 ans, inscrite au centre de loisirs. L'enfant a confié à sa mère qu'un animateur lui avait "touché le zizi", en mimant les gestes. D'autres enfants ont ensuite rapporté des faits comparables.
Selon les récits recueillis, les gestes auraient été commis dans les sanitaires, ainsi qu'au moment de la sieste. Une partie de ces récits relève de la qualification de viol. Le mis en cause a été placé en garde à vue le 6 juillet. Depuis sa mise en examen, d'autres plaintes ont été déposées pour de nouveaux faits visant de jeunes enfants, portant à quatorze le nombre de familles ayant saisi la justice.
«C'est un tsunami de colère»
Plusieurs familles disent avoir vu le comportement de leur enfant changer. "Impossible d'aller aux toilettes toute seule, à ce jour encore", raconte Delphine, l'une des mères ayant porté plainte, à la chaîne d'informations.
La remise en liberté de l'animateur a provoqué la colère des familles, à l'heure de la rentrée scolaire. "C'est un tsunami de colère", confie la mère d'une victime à nos confrères. "On va privilégier sa sécurité à lui au détriment de la sécurité des enfants", déplore une autre mère de famille au micro de CNews. Les parents disent se sentir "extrêmement seuls" face à cette décision.
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