Procès en appel du RN : Marine Le Pen condamnée à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique

La cheffe de file du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen a été condamné ce mardi à trois ans de prison dont deux avec sursis et à 45 mois d'inéligibilité dont 30 mois assortis du sursis.
Procès en appel du RN : Marine Le Pen condamnée à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique
Marine Le Pen, le 6 octobre 2023. (Obatala-photography / Shutterstock)
Par Actu17
Le mardi 7 juillet 2026 à 13:57 - MAJ mardi 7 juillet 2026 à 14:16

Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national (RN), a été condamnée ce mardi 7 juillet par la cour d'appel de Paris à 100 000 euros d’amende, trois ans de prison dont deux avec sursis (sous surveillance électronique) et à 45 mois d'inéligibilité dont 30 mois assortis du sursis, dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national.

En première instance, en mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux ans ferme sous forme de détention électronique à domicile, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Conformément aux réquisitions du parquet, cette peine avait été assortie d'une exécution provisoire. Les 15 mois ferme d'inéligibilité ont par conséquent déjà été purgés par la cheffe de file du RN.

Marine Le Pen s'exprimera ce mardi soir au JT de 20 heures de TF1. Elle devrait à cette occasion annoncer sa décision de se présenter, ou non, à l'élection présidentielle de 2027. Il y a dix jours lors d'une interview à LCI, elle avait déclaré qu'elle ne pourrait pas faire campagne avec un bracelet électronique, et que, dans ces conditions, elle ne serait pas candidate en 2027, ajoutant qu'elle soutiendrait la candidature de Jordan Bardella.

Parmi les autres condamnations, Bruno Gollnisch, ex-eurodéputé, fidèle de Jean-Marie Le Pen, a été condamné par la cour d'appel à trois ans de prison avec sursis et une amende de 25 000 euros et une peine d’inéligibilité de trois ans. Louis Aliot, ex-eurodéputé et maire de Perpignan, a quant à lui été condamné à un an de prison avec sursis et une amende de 5 000 euros. La cour prononce également une peine d'inéligibilité de deux ans assortie du sursis. Nicolas Bay, eurodéputé, ex-secrétaire général du Front national, a été condamné à un an de prison avec sursis, à une amende de 5 000 euros et à une inéligibilité de deux ans, assortie également du sursis. Julien Odoul, député de l'Yonne et ex-assistant parlementaire, a été condamné à huit mois de prison avec sursis et à une inéligibilité d'un an avec sursis.

Le Rassemblement national (RN) en tant que personne morale a été condamné par la cour d'appel à une amende de 2 millions d'euros, dont un avec sursis, et à une confiscation d'un million d'euros.