La justice espagnole ordonne l’incarcération du footballeur français Lucas Hernandez

Lucas Hernandez, le 22 octobre 2019 lors d'un match de Champion's League en Grèce, avec le Bayern Munich. (photo Ververidis Vasilis/shutterstock.)

Le footballeur français Lucas Hernandez est convoqué le 19 octobre prochain par la justice espagnole, afin qu’il puisse choisir le centre pénitentiaire qu’il souhaite intégrer pour y purger sa peine. Le latéral gauche du Bayern Munich est convoqué devant le tribunal de Madrid pour des faits de « violences domestiques », remontant à 2017.

Le quotidien espagnol As révèle que Lucas Hernandez est invité à comparaître le 19 octobre prochain devant le 32e tribunal pénal de Madrid, qui a rejeté son appel. L’assignation à comparaître a été délivrée le 14 septembre dernier et mentionne que le footballeur international français devra se présenter physiquement afin qu’il puisse intégrer la prison de son choix « dans un délai de dix jours ».

Le défenseur du Bayern Munich et de l’Équipe de France – qui évoluait au moment des faits à l’Atlético Madrid – est convoqué pour un emprisonnement volontaire, exécutant une peine prononcée en décembre 2019 pour violation d’un ordre d’éloignement. Âgé aujourd’hui de 25 ans, Lucas Hernandez s’était rendu à Miami (Floride) avec sa compagne, Amelia de la Osa Lorente, ignorant l’interdiction de s’approcher de cette dernière.

Le couple avait écopé en février 2017 d’une peine de 31 jours de travaux d’intérêt général chacun et à six mois d’éloignement mutuel pour « violences domestiques », après une rixe nocturne où ils avaient échangé coups et griffures quelques jours plus tôt, et non en 2010 comme précisé par As. L’année suivante, une peine d’un an de prison avait été requise contre le défenseur du Bayern Munich, pour non-respect de cet ordre d’éloignement.

Lucas Hernandez pourrait néanmoins ne pas aller en prison, ou seulement quelques jours. « Selon le cadre juridique actuel, dans le cadre d’une procédure pénale, dès lors que les tribunaux refusent une mesure alternative à l’emprisonnement, la personne condamnée est envoyée en prison et, si l’appel est accepté, elle est libérée », détaille As.