«La Nouvelle République» visée par des menaces après la republication d’une caricature de Mahomet


La Nouvelle République a republié une caricature de Mahomet ce dimanche.

Le quotidien La Nouvelle République a fait l’objet de menaces après avoir republié une caricature de Mahomet. La direction du journal a décidé de déposer plainte.

Plusieurs quotidiens dont La Nouvelle République ont décidé de republier ce dimanche, une caricature du prophète Mahomet, de Charlie Hebdo, après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine dans lequel un enseignant de 47 ans, Samuel Paty, a été sauvagement tué en pleine rue.

Le quotidien basé à Tours (Indre-et-Loire) a ensuite reçu des menaces. Le directeur de la rédaction, Christophe Hérigault, a annoncé sur BFMTV, qu’il avait décidé de déposer plainte. « Cette Une choc, qui était un choix rédactionnel fort, sur une idée (du) président du directoire, a suscité d’énormes réactions, sur les réseaux sociaux notamment », a-t-il confié à la chaîne d’informations.

« Quatre ou cinq messages notamment sur Facebook »

Christophe Hérigault a indiqué que « 99,9% » des réactions étaient positives mais que « quatre ou cinq messages notamment sur Facebook » étaient « sans équivoque ». Il s’agissait de menaces visant la rédaction du journal.

Le directeur de la rédaction de La Nouvelle République a expliqué que cette caricature de Mahomet, un dessin de Cabu – tué lors des attentats de janvier 2015 à Paris – était un message afin de « réaffirmer (…) la liberté d’expression, aux valeurs de la République, à la laïcité » du journal. « Il n’y avait absolument pas de volonté de provocation, mais encore une fois d’accompagner et de crier notre colère », a-t-il ajouté.