La syndicaliste policière Linda Kebbab dépose plainte contre le journaliste et militant Taha Bouhafs


Linda Kebbab. (photo Unité SGP Police FO)

La déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police FO, Linda Kebbab, a annoncé sur Twitter qu’elle déposait plainte contre le journaliste et militant Taha Bouhafs.

Dans un message sur le réseau social Twitter ce mercredi, le journaliste et militant Taha Bouhafs a qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab d’« Arabe de Service », en faisant référence à l’appellation « ADS », réservée aux Adjoints de sécurité dans la police nationale.

Il s’agissait d’un tweet répondant à celui de franceinfo, évoquant l’intervention de la syndicaliste sur la plateau de la chaîne d’informations, au sujet de l’affaire Adama Traoré. Cette dernière a décidé de déposer plainte et a annoncé sa décision sur les réseaux sociaux.

Le journaliste a ensuite retiré son tweet avant de réagir sur Twitter : « J’apprends que Madame Kebbab décide de porter plainte contre moi suite à ce tweet. Très bien, je serais ravi de pouvoir expliquer en détail devant un tribunal, les raisons qui m’amènent à dire que cette femme est une ar*be de service. Vive la liberté d’expression ».

« Assez de ses incitations à la haine, de ses mensonges et manipulations »

« En 14 ans de police, jamais l’institution ne m’a renvoyée à mes origines. Je n’en fais d’ailleurs jamais état car c’est hors sujet et ça n’apporte rien au débat », a écrit Linda Kebbab sur Facebook, expliquant les raisons pour lesquelles elle a choisi de déposer plainte.

« Mais depuis deux ans, depuis que je prends la parole publiquement, les « anti-racistes » ne cessent de me renvoyer au frisé de mes cheveux, prétextant que c’est ce qui doit définir les valeurs d’une personne », ajoute-t-elle.

« Taha Bouhafs se sent pousser des ailes et dépasse les bornes. Pour lui si on est maghrébin(e) on doit finir ignorant, haineux et stigmatisant comme lui ? Le racialisme nous prédestine à une place dans la société en fonction de l’origine ethnique ou de la confession », poursuit la déléguée syndicale. « Assez de ses incitations à la haine, de ses mensonges et manipulations ».


Son texte explicatif a depuis été supprimé par Facebook qui a estimé que la publication allait « à l’encontre » des « standards la communauté en matière de harcèlement et intimidations ».