L’agresseur de Marin pourrait être remis prochainement en liberté après 3 ans et demi de prison


Marin s'est exprimé dans une vidéo diffusée sur Facebook, pour Noël. (capture écran)

Le jeune Marin a été violemment frappé le 11 novembre 2016 à Lyon, alors qu’il s’interposait lors de l’agression d’un couple. Son agresseur a fait une demande de libération conditionnelle qui a été acceptée. Le parquet a fait appel de cette décision.


C’est l’incompréhension du côté de la famille de Marin Sauvajon qui a appris ce jeudi que l’agresseur du jeune homme pourrait être bientôt remis en liberté. Marin avait été violemment frappé alors qu’il défendait un couple qui s’embrassait, à Lyon, en 2016. Âgé de 17 ans au moment des faits, l’auteur a écopé d’une peine de sept ans et demi de prison pour « violences avec usage ou menace d’une arme suivie de mutilation ou infirmité permanente », en mai 2018.

Un juge d’application des peines a accepté sa demande de libération conditionnelle ce mercredi rapporte Le Parisien. Le jeune homme âgé de 21 ans aurait dû être libéré le 5 mai prochain mais le parquet a fait appel de cette décision, qui est par conséquent en suspens.

Si elle venait à être confirmée, cela signifierait que l’auteur des faits serait remis en liberté après près de trois ans et demi de détention.

Une quinzaine de sanctions disciplinaires

Ce dernier, qui est actuellement écroué au centre de détention de Roanne (Loire), a fait l’objet d’une quinzaine de sanctions disciplinaires depuis le début de son incarcération, en novembre 2016. Déjà condamné à plusieurs reprises par le passé et addict au cannabis et à l’alcool, il avait porté trois coups de béquilles à la tête de la victime, étudiante en sciences politiques.


Marin avait passé près de deux semaines dans le coma, dans un état grave. Il présente toujours des séquelles physiques et poursuit sa rééducation a indiqué sa mère, Audrey, au quotidien francilien. L’an passé, son fils avait expliqué sur Facebook qu’il avait « abandonné tout espoir de redevenir le Marin d’avant ». Il avait également reçu la légion d’honneur par le président de la République Emmanuel Macron.

« Il n’aura pas de liberté conditionnelle, lui »

« Cette probable remise en liberté, c’est une décision judiciaire qui peut l’affecter durablement », explique Audrey Sauvajon, au Parisien. « Il n’aura pas de liberté conditionnelle, lui, il est toujours en rééducation et il essaye toujours de se trouver une place, de savoir quoi faire aujourd’hui », ajoute-t-elle.

L’avocat de l’auteur explique pour sa part que sa demande de remise en liberté est « tout à fait justifiée par son projet professionnel ».

Inquiète pour son fils, Audrey Sauvajon rappelle qu’il y a toujours un risque pour que son agresseur le recroise, « même s’il a l’interdiction de venir dans la ville où on habite. Lyon ce n’est pas si grand ». « Il fait déjà des insomnies quand on en parle », confie sa mère.