Landes : Il piège un SDF en l’invitant à boire un verre puis le roue de coups et le dépouille


Illustration. (Shutterstock)

L’audience s’est tenue en pleine grève des avocats, malgré le caractère « grave« , selon la présidente, des faits qui étaient jugés. Les deux prévenus étaient absents au procès et n’étaient pas représentés par leurs conseils. Même traitement du côté de la partie civile, où l’avocate n’était pas présente et n’a donc pas plaidé ni assisté au traitement de cette affaire.

Le tribunal de Dax (Landes) a condamné deux hommes, lundi, à de la prison ferme pour des violences aggravées commises dans cette ville quelques mois auparavant. Le procureur de la République avait évoqué un véritable « guet-apens » lors de ses réquisitions du 5 juin dernier.

Le jour des faits, un trentenaire avait croisé sa future victime dans la rue. Il avait invité ce sans domicile fixe à venir dans l’appartement d’un ami pour boire un verre. Sur place, la situation avait totalement dégénéré.

Roué de coups

Armé d’un pied de biche, l’hôte avait commencé à tabasser le SDF. Ce dernier avait reçu des coups à la tête et aux jambes. Fortement alcoolisé, l’agresseur avait même proposé un couteau à sa victime pour se défendre, rapporte Sud Ouest.

Près d’une heure après les violences, un second individu, âgé de 48 ans, était arrivé dans le logement, alors que la victime ensanglantée gisait au sol. Il ne lui était pas venu en aide. Le SDF avait finalement été dépouillé de dix euros et de son téléphone portable qu’il avait sur lui.


Un voisin intervient

La victime avait pu s’échapper grâce à l’intervention d’un voisin alerté par ses cris. À peine avait-il ouvert la porte abîmée du logement, que le SDF s’était enfuit pour se rendre directement au commissariat de Dax. S’en était suivie l’interpellation des deux hommes.

Déjà connus de la justice pour une dizaine de faits similaires, les deux agresseurs le ont écopé de dix mois de prison ferme pour l’un et de douze mois pour l’autre, avec deux mois de révocation d’une ancienne peine datant de décembre 2017, précise le quotidien régional.