Le contrôleur SNCF agressait sexuellement des voyageuses : 30 mois de prison ferme


Illustration. (Pixabay)

Le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu (Isère) a condamné à trente mois de prison ferme un contrôleur SNCF. Il a été reconnu coupable de plusieurs agressions sexuelles commises sur des jeunes femmes, dont des mineures, dans des TER.

Outre cette condamnation, l’accusé âgé de 31 ans s’est vu notifier une obligation de soins, une interdiction d’exercer toute activité en lien avec des mineures et un suivi sociojudiciaire de quatre ans.

« Pervers » et « manipulateur »

L’ex-cheminot profitait de son statut pour agresser sexuellement des jeunes femmes et des mineures dans les trains qu’il était censé sécuriser. Le psychiatre qui l’a expertisé le qualifie de « pervers » et « manipulateur », relate Le Dauphiné Libéré.

C’est le 25 août 2016 que l’affaire a débuté à la suite d’une plainte déposée par une étudiante. Ce jour-là, elle avait subi une agression sexuelle dans un TER Grenoble-Lyon. Mais le prédateur ne s’était pas arrêté là et avait récidivé en Isère et en Savoie.

Exhibition et corruption de mineurs

Les enquêteurs ont rapidement constaté que le trentenaire était déjà connu pour s’être livré à une exhibition sexuelle aux abords d’un collège.


Ils ont aussi pu déterminer qu’il s’était adonné à la corruption de mineurs sur internet en se présentant sous une fausse identité et en modifiant son âge. Le prédateur était parvenu a obtenir des photos et des vidéos intimes de ses proies, et avait fait pression sur elles pour qu’elles gardent le silence.

L’homme, qui s’exhibait aussi par webcam, avait pu rencontrer des adolescentes et avait même eu des relations physiques avec certaines.

Un père incestueux

À l’audience, l’avocat de la défense a mis en lumière l’enfance difficile du prévenu, dépeint comme victime de son père incestueux. Ce père, justement, s’était donné la mort lors de l’ouverture de son procès aux assises pour des viols qu’il avait commis dans le cercle familial.