Le dernier message d’Emiliano Sala dans l’avion avant sa disparition : «Papa, j’ai tellement peur…».


Emiliano Sala, le 20 janvier dernier, alors qu'il venait de signer son contrat avec le club de Cardiff City. (photo @CardiffCityFC)

L’avion privé qui transportait le footballeur argentin Emiliano Sala est toujours porté disparu ce mardi soir. L’ex-joueur du FC Nantes de 28 ans venait de signer avec le club de Cardiff City (Premier League). Il était revenu en France dire au revoir à ses désormais anciens coéquipiers, avant ses débuts au Pays de Galles.

Emiliano Sala semblait inquiet dans ce dernier message audio qu’il a envoyé via l’application WhatsApp à quelques amis, alors qu’il se trouvait dans son avion de tourisme privé. L’argentin de 28 ans imaginait le pire.

Son ancien coéquipier à Bordeaux, l’uruguayen Diego Forlan, a évoqué ce message dans la presse. Plusieurs radios argentines l’ont diffusées quelques heures plus tard.

« Si dans une heure et demie, il n’y a pas de nouvelles de moi »

« Salut mes petits frères, comment allez-vous ? Mec, je suis exténué. J’étais à Nantes, j’ai fait tellement de trucs, encore des trucs, des trucs… à n’en plus finir, explique le buteur. Je suis actuellement dans l’avion. Il semble qu’il soit en train de tomber en morceaux. Je m’en vais à Cardiff. Bon sang, qu’on puisse commencer demain après-midi, à nous entraîner, les gars et ma nouvelle équipe » dit-il d’une voix fatiguée.

« On verra ce qu’il se passe, poursuit-il. Comment allez-vous mes frères ? Si dans une heure et demie, il n’y a pas de nouvelles de moi, je ne sais pas s’ils enverront quelqu’un me chercher parce qu’on ne me retrouvera pas, mais vous saurez. Papa, j’ai tellement peur… ». Ce sont les derniers mots de l’ancien joueur de Ligue 1 depuis la disparition de son avion ce lundi soir, qui présageait donc le pire.

Un hommage à Nantes

De très nombreux supporters du FC Nantes se sont rassemblés Place Royale ce mardi soir et ont scandé le nom de leur ancien joueur, qui avait disputé la moitié de la saison avec les Canaris.

La police britannique qui mène les recherches au dessus de la manche a affirmé ce mardi soir que les chances de retrouver les deux victimes étaient « minces ». Les recherches ont été suspendues pour la nuit.