Le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi mis en examen pour corruption active


Le président du PSG Nasser Al-Khelaifi. (photo Aisha sahukar / wikimedia)

Le président du Paris-Saint-Germain Nasser Al-Khelaïfi a été mis en examen pour corruption active par le juge pôle financier du tribunal de Paris, Renaud Van Ruymbeke.

Fin de saison difficile pour le PSG. Le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke soupçonne le président du club parisien Nasser Al-Khelaïfi d’avoir « validé » un versement de 3,5 millions de dollars (3,1 M€) en faveur de Lamine Diack, l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), dans le but de faciliter l’obtention des Mondiaux d’athlétisme à Doha en 2017 révèle Le Parisien ce jeudi.

Nasser Al-Khelaïfi a été récemment mis en examen dans le cadre de cette enquête. Le président du PSG s’était présenté de lui-même devant le juge le 20 mars dernier et avait alors été placé sous le statut de témoin assisté dans cette affaire.

« Rien ne tient la route dans ce dossier »

Pour l’avocat de Nasser Al-Khelaïfi, Francis Szpiner, « ces incriminations ne reposent sur aucun élément de preuve tangible ». « Rien ne tient la route dans ce dossier », selon l’avocat qui évoque « de très nombreuses approximations ».

« Nasser Al-Khelaïfi n’a jamais été opérationnellement impliqué dans la candidature de la ville de Doha pour les Championnats du monde d’athlétisme », précise-t-il. « Sur la période concernée, il n’est ni actionnaire, ni dirigeant d’ORYX et ne peut donc nullement être impliqué dans la relation commerciale entre ces deux sociétés exclusivement privées que sont Oryx et Pamodzi », a aussi ajouté Francis Szpiner au journal francilien.


Une autre affaire de corruption

Nasser Al-Khelaïfi est déjà mêlé à une affaire de corruption. La justice suisse a en effet ouvert une procédure pénale qui est toujours en cours, contre le président du PSG et Jérôme Valcke, l’ancien secrétaire de la FIFA.

L’enquête porte sur l’attribution à BeIN Media des droits de diffusion des Coupes du monde 2026 et 2030, sur la zone asiatique.