Les forces de l’ordre invitées à la vigilance après l’appel d’un collectif d’ultra gauche


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Le message circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, policiers et gendarmes sont visés par un appel du collectif d’ultra gauche ACAB nommé « Nuits bleues ». Des actions programmées dans les nuits du 13 et 14 décembre prochain.


Les forces de l’ordre ont été prévenues de cette inquiétante menace. Le message du collectif Ultra gauche ACAB (signifiant « All cops are bastards ») également appelé « 1312 » qui correspond aux mêmes lettres, est clair et appelle à des « à des nuits d’actions directes contre les violences d’État les vendredi 13 et samedi 14 décembre ».

Le tout est accompagné d’un visuel nommé « Nuits Bleues » où des allumettes sont brûlées, ou encore de la dynamite allumée sur un autre.

(capture écran Facebook)
(capture écran Twitter)

Un appel « à s’en prendre aux forces de l’ordre dans leurs missions et fonctions ou à titre privé »

La menace est prise au sérieuse du côté de la police et de la gendarmerie, elle a été identifiée par le Service central du renseignement territorial (SCRT). La Direction générale de la police nationale (DGPN) a diffusé un message à l’attention de tous les effectifs de police ce mercredi, dans lequel il est demandé « une vigilance accrue ces jours-là en plus de la vigilance habituelle ».

L’écrit précise également que le collectif Ultra gauche ACAB « appelle à s’en prendre aux forces de l’ordre dans leurs missions et fonctions ou à titre privé ». En outre, il est demandé aux fonctionnaires de « faire remonter immédiatement toute situation de menace contre soi ou sa famille ».


« Il s’agit d’une action de l’extrême gauche contre les forces de l’ordre »

Des consignes de vigilance très similaires ont été données dans la gendarmerie nationale. « Il s’agit d’une action de l’extrême gauche contre les forces de l’ordre visant à dénoncer les actions violentes d’État », est-il expliqué en ajoutant que des militaires peuvent être « pris à partie en et hors service ».

Les gendarmes sont appelés à renforcer les patrouilles « y compris la nuit », et à « redoubler de vigilance » au niveau des casernes, notamment sur les accès.