Les policiers des Hauts-de-Seine et de la Seine-Saint-Denis en panne d’essence


Illustration. (Adobe Stock)

Panne d’essence pour les véhicules de police des commissariats des Hauts-de-Seine et de la Seine-Saint-Denis ce mercredi. Les nouvelles cartes pour remplir les voitures n’ont pas encore été distribuées suite à un changement de prestataire.

Pagaille et panne sèche ce mercredi pour les policiers du 92 et du 93. Ces derniers ont reçu pour instruction de ne plus utiliser leurs cartes essence actuelles pour faire le plein des véhicules de service. Un nouveau contrat interministériel a été signé l’été dernier par la direction des achats de l’État (DAE) pour mutualiser « la fourniture de carburants terrestres » notamment, précise une note du secrétariat général pour l’administration datée du 19 août dernier.

Un nouvel accord a été conclu avec de nouveaux prestataires concernant le carburant et le lavage des voitures de police. Il a débuté le 1er juillet 2020 et s’achèvera le 30 juin 2023. Oui mais voilà, il y a eu un léger raté dans l’organisation. Les policiers des Hauts-de-Seine et de la Seine-Saint-Denis n’ont pas reçu leurs nouvelles cartes essence. Ordre leur a été donné de ne plus utiliser les anciennes et dans les commissariats, de nombreux véhicules se sont retrouvés à sec ce mercredi.

Des cartes de dépannage plafonnées à 700 euros par jour

« Les quelques cartes attribuées aux services spécialisés comme les CSI ou les BAC N ont été distribuées dans les districts pour permettre aux policiers des commissariats de faire le plein. Il n’y en a pas beaucoup mais en plus, elles sont plafonnées à 700 euros par jour », nous explique un gradé de la préfecture de police. Dans les commissariats des deux départements, de nombreux véhicules sont restés sur le parking ce mercredi.

Autre problème : pour faire le plein, les fonctionnaires doivent se rendre au Parc Nord situé dans le XIXe arrondissement de Paris. Il est ouvert de 8h à 19h… et il est fermé le week-end. « Cela peut représenter une cinquantaine de kilomètres aller-retour selon les commissariats », constate cette même source. Les policiers vont devoir s’armer de patience et s’organiser pour trouver des solutions.