L’ex-pilote de Formule 1 Jean Alesi en garde à vue dans une affaire de dégradations

Jean Alesi le 27 août 2016 au Grand Prix de Spa-Francorchamps, en Belgique. (Illustration/Oskar Schuler/shutterstock)

L’ancien pilote de Formule 1, Jean Alesi, a été placé en garde à vue ce lundi après-midi à Avignon (Vaucluse) « pour dégradation du bien d’autrui au moyen d’un engin explosif ». Il a reconnu les faits durant ses auditions, évoquant une « mauvaise blague » à son beau-frère qui est actuellement en cours de séparation avec sa sœur, et sera jugé en janvier 2023.

Les faits se sont déroulés ce dimanche soir vers 22 heures comme l’a révélé L’Équipe. Une voiture avec trois personnes à bord s’est arrêtée à proximité d’un cabinet d’architectes à Villeneuve-lès-Avignon (Gard). L’un des occupants est descendu et a placé un pétard de type mortier au-dessus d’une porte vitrée de ce cabinet d’après une source proche de l’enquête. L’explosion a provoqué des dégâts : une vitre anti-effraction a été brisée et les barreaux des persiennes ont été tordus.

Les auteurs ont rapidement pris la fuite mais un témoin a eu le temps de relever l’immatriculation de leur véhicule, de marque BMW. Le propriétaire de cette voiture a été identifié sans difficulté par les policiers de la sûreté départementale (SD) du Vaucluse. Elle appartient à la société de carrosserie de José Alesi, le frère de l’ex-pilote de Formule 1, Jean.

Un « gros feu d’artifice acheté en Italie »

Le chef d’entreprise a été placé en garde à vue ce lundi, mais son frère s’est présenté aux policiers peu après et a reconnu les faits. Il a été placé en garde à vue à son tour « vers 16 heures pour dégradation du bien d’autrui au moyen d’un engin explosif », a précisé le parquet. Jean Alesi a alors déclaré qu’il avait lui-même placé un « gros feu d’artifice acheté en Italie » dans l’encadrement d’une fenêtre du cabinet d’architectes de son beau-frère, en ajoutant qu’il ne pensait pas que cela pourrait provoquer autant de dégâts.

L’ex-pilote de F1, 201 Grand Prix et 32 podiums, dont une victoire au Canada en 1995, a souligné qu’il se trouvait dans la BMW avec son fils et un ami de celui-ci. Les deux hommes ont eux aussi été placés en garde à vue. Jean Alesi a évoqué une « mauvaise blague » à son beau-frère durant ses auditions. Ce dernier, qui a déposé plainte, est en pleine séparation avec la sœur de l’ancien pilote.

Jean Alesi, 57 ans, sera jugé par le tribunal correctionnel de Nîmes en janvier prochain pour « dégradations du bien d’autrui par moyen dangereux ». Son fils Giuliano comparaîtra quant à lui pour complicité précise L’Équipe.