Lille : Un homme accusé d’avoir tenté d’immoler sa compagne par le feu interpellé

Illustration. (Jose Hernandez/Camera 51/shutterstock)

Un homme de 28 ans accusé d’avoir tenté d’immoler par le feu sa compagne à Lille (Nord), a été interpellé et placé en garde à vue ce mercredi après-midi. La victime, mère d’un bébé, a évoqué d’autres actes de violences de la part de son conjoint.

C’est une proche de la victime qui a donné l’alerte vers 12h40 ce mercredi. Cette dernière qui vit à Montpellier (Hérault), a composé le « 17 », expliquant que sa nièce âgée de 20 ans qui vit à Lille était victime de violences de la part de son conjoint et qu’elle était en danger, ajoutant qu’elle était une ressortissante marocaine et qu’elle ne parlait pas très bien le français.

Les policiers lillois se sont rapidement rendus sur place dans un quartier résidentiel du sud de la ville, et ont pris contact avec cette jeune femme. Elle leur a expliqué que son compagnon s’était absenté. Elle a ensuite décrit des faits particulièrement graves aux forces de l’ordre. « La victime a affirmé que son compagnon l’avait aspergée d’essence avant de tenter de l’immoler par le feu le matin même. Ce sont seulement les cris de leur bébé de 7 mois – que la victime tenait dans ses bras – qui l’aurait arrêté », détaille une source proche de l’enquête.

La jeune femme a remis aux policiers les vêtements encore imbibés d’essence qu’elle portait au moment des faits d’après son récit. Des constatations ont été réalisées dans le logement du couple, qui n’était pas connu jusqu’ici pour des faits de violences conjugales. Le signalement du compagnon, Ahmed K., a été diffusé à toutes les patrouilles de police. L’homme a finalement été interpellé vers 16 heures à proximité du domicile. Âgé de 28 ans et déjà connu des services de police, il a été placé en garde à vue.

Il aurait tenté de l’étrangler avec un câble téléphonique

Aux enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine (BSU) de Lille en charge de ce dossier, la victime a évoqué une précédente scène violente qui aurait eu lieu quatre mois plus tôt. Son compagnon l’aurait étranglée en utilisant un câble téléphonique. « Elle a avoué être très effrayé par son conjoint qui l’empêcherait de sortir régulièrement du domicile », ajoute cette même source. Par peur et parce qu’elle parle mal le français, elle n’aurait pas contacté la police.