Liverpool : Le terroriste avait commencé à acheter des composants pour sa bombe dès avril

Emad al-Swealmeen s'était vu refuser sa demande d'asile en 2015 mais n'avait pas quitté le Royaume-Uni.

Le terroriste de Liverpool (Royaume-Uni), Emad al-Swealmeen, avait commencé à effectuer des achats pour confectionner son engin explosif à partir d’avril dernier, a annoncé la police antiterroriste ce mercredi.

Les investigations se poursuivent après l’« acte terroriste » survenu à Liverpool ce dimanche matin. Un demandeur d’asile de 32 ans a fait exploser une bombe dans un taxi devant l’hôpital pour femmes vers 11 heures. L’autopsie a montré qu’Emad al-Swealmeen a été tué des suites de l’explosion et de l’incendie du véhicule.

Russ Jackson, le chef de la police antiterroriste du Nord-Ouest, a annoncé ce mercredi que le terroriste avait commencé à faire des « achats pertinents » pour fabriquer sa bombe artisanale, en avril dernier. « Nous savons qu’al-Swealmeen était locataire d’une maison depuis avril dernier et nous pensons que des achats pertinents ont été effectués au moins depuis cette date », a détaillé Russ Jackson.

Le terroriste serait né en Irak. Ses parents sont irakien et syrien. Il serait arrivé au Royaume-Uni en 2014. « Nos investigations ont révélé qu’al-Swealmeen a eu des épisodes de maladie mentale. Cela fera partie de l’enquête et il faudra un certain temps pour le déterminer pleinement », a ajouté le chef de la police antiterroriste. Un appel a de nouveau été lancé aux personnes qui connaissaient le kamikaze, dans le but qu’elles prennent contact avec la police, afin que les enquêteurs puissent obtenir de nouvelles informations sur le passé de ce dernier et ses activités.

Les quatre suspects qui avaient été rapidement interpellés ont été laissés libres. « Pour l’instant, nous ne trouvons aucun lien avec d’autres personnes dans la zone concernée du Merseyside, mais l’enquête évolue rapidement et, au fur et à mesure que nous en saurons plus, nous ne pouvons pas exclure des poursuites contre d’autres personnes », a-t-il souligné.

Un système d’asile « dysfonctionnel »

Emad al-Swealmeen s’était vu refuser sa demande d’asile en 2015, un an après son arrivée dans le pays, mais est donc resté sur place. Il s’était également converti de l’islam au christianisme en 2017.

Cet attentat qui a vraisemblablement été raté par le terroriste, a provoqué une polémique au Royaume-Uni. La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, a affirmé que l’auteur avait pu exploiter le système d’asile « dysfonctionnel » de la Grande-Bretagne pour rester dans le pays. D’autres voix se sont élevées en faisant part de leurs inquiétudes sur le fait que des demandeurs d’asile à Liverpool ont pu faire semblant de se convertir au christianisme, dans le seul but d’augmenter leurs chances de rester au Royaume-Uni.