Loir-et-Cher : L’ouvrier trouve 34 lingots d’or dans une cave, la justice l’autorise à garder la moitié du trésor


Illustration. (Shutterstock)

La justice a estimé qu’un ouvrier était l’unique « inventeur » de ce trésor découvert en 2015, et lui a accordé la moitié des 34 lingots d’or, après une longue bataille juridique.

L’affaire a commencé en juillet 2015. Trois ouvriers travaillaient dans une cave à Vouzon (Loir-et-Cher) et ont fait une incroyable découverte. Les trois hommes ont déterré 3 boîtes en plastique contenant… 34 lingots d’or, pour une valeur totale d’un million d’euros.

Ce sont plus exactement deux des ouvriers qui ont fait la découverte raconte Ouest-France. L’un muni d’une pelle, le second muni d’un marteau-piqueur. L’homme qui travaillait avec une pelle est tombé sur une épaisse dalle en béton et son collègue l’a brisée avec son marteau-piqueur. Puis, le premier a terminé le travail en déblayant les gravats et en donnant l’ultime coup de pelle. C’est alors qu’ils ont découvert tour à tour les trois boites en plastique.

Averti, le propriétaire de la cave en rénovation a proposé un « protocole transactionnel de partage » aux trois ouvriers dans lequel il conservait la moitié du trésor, leur donnant le reste. Une somme qui représentait 139 000 euros pour chacun des deux hommes avec un bonus pour leur employeur, mais aussi pour le directeur technique des travaux et leur chef d’équipe.

L’ouvrier avec le marteau-piqueur saisit la justice

Mais ce « deal » n’a pas satisfait l’ouvrier qui tenait le marteau-piqueur. Il a donc décidé de saisir la justice. Le tribunal de Blois a confirmé plus tard, en 2017, que les deux ouvriers à l’origine de cette découverte étaient les deux seuls « inventeurs » et qu’ils devaient donc se partager la moitié de la somme. L’autre moitié a été laissée au propriétaire de la cave.


Le second ouvrier fait appel… et gagne !

L’affaire ne s’est pas arrêtée là puisque l’ouvrier qui avait la pelle a décidé de faire appel de cette décision, estimant qu’il était le seul « inventeur ». La cour d’appel d’Orléans lui a donné gain de cause ce lundi et l’homme a finalement récupéré la moitié du montant de ces 34 lingots d’or, soit près de 500 000 euros.

La justice a en effet estimé que « l’inventeur est celui qui le premier a rendu le trésor visible », c’est à dire, l’ouvrier qui a fait le dernier geste avec sa pelle.