Loire-Atlantique. Arrêté alors qu’il allait voir sa fille violée : son permis retiré lui est rendu


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L’affaire avait fait grand bruit, notamment sur les réseaux sociaux. Le conducteur a finalement bénéficié de l’indulgence du préfet.

Le 16 mai dernier, un père de famille qui se rendait en urgence au chevet de sa fille victime de viol s’était fait arrêté par les gendarmes. Il roulait à 161 km/h au lieu de 110 km/h sur une route de Puceul, près de Nantes en Loire-Atlantique.

L’automobiliste, âgé de 52 ans, avait demandé l’indulgence des gendarmes du Peloton motorisé (PMO) de Nozay qui l’avaient contrôlé à 21h25, sans succès. « Les gendarmes étaient divisés quant au comportement à adopter : alors que l’un souhaitait permettre à mon client de retrouver en urgence sa fille, son binôme s’y opposait, prétextant qu’il avait pour unique tâche de constater l’infraction », avait affirmé l’avocat du quinquagénaire auprès d’Actu.fr.

Refus du tribunal administratif

L’automobiliste avait ensuite fait un courrier au tribunal administratif pour faire annuler cette décision. Mais le 2 août, le juge a refusé d’infirmer la sanction, relate Ouest-France.

Le préfet revient sur la décision

Vu l’effervescence médiatique et le buzz qui a entouré cette nouvelle, l’information est arrivée aux oreilles du préfet de Région Claude d’Harcourt. De lui-même, il a finalement pris un arrêté le 27 août ramenant la suspension du permis de quatre mois à un mois.


L’automobiliste ayant déjà purgé trois mois et demi de suspension, son permis lui a donc été rendu.