Loire-Atlantique : Des lycéens se filment en train de tuer des moutons à coups de pelle


Illustration. (Pixabay)

Des vidéos montrant des sévices infligés à des animaux par des adolescents ont été publiées sur les réseaux sociaux. Elles ont suscité l’émoi des spectateurs et conduit à l’interpellation de cinq lycéens.

Les gendarmes ont vu fleurir des vidéos de scènes particulièrement « gores », confesse l’un d’entre eux, sur les réseaux sociaux Instagram, Facebook et Snapchat, au mois de mai dernier. Sur ces séquences, on peut voir et entendre des adolescents s’amuser à battre des moutons à coups de pelle et de bâton jusqu’à les tuer, rapporte Ouest-France.

Sur une autre vidéo, ils utilisent un hérisson comme un ballon de football. Une enquête a été ouverte pour tenter d’identifier les auteurs de ces sévices graves envers les animaux. Les gendarmes ont situé la scène comme ayant été filmée dans le secteur de Guérande (Loire-Atlantique).

Ils ont identifié les propriétaires des bêtes, victimes de vols. Les enlèvements de ce type se sont multipliés dans la région, et visiblement pas toujours dans un but alimentaire. Les enquêteurs ont découvert plusieurs cadavres de moutons durant leurs investigations.

Cinq adolescents mis en examen

L’un se trouvait dans une maison inhabitée, un autre était resté enfermé tout un week-end dans un lycée. La minutieuse enquête des gendarmes leur a permis de faire des recoupements jusqu’à pouvoir identifier cinq lycéens, quatre garçons et une fille, soupçonnés de faire partie des auteurs de ces sévices.


Ils ont été interpellés et placés en garde à vue. Peu diserts sur les faits qui leur sont reprochés, ils ont reconnu avoir pris part à « un mauvais délire », relate le quotidien régional.

Déférés devant le procureur de la République de Saint-Nazaire à l’issue de leur garde à vue, ce mardi, ils ont ensuite été mis en examen par le juge des enfants.

Les cinq suspects ont finalement retrouvé leurs familles et devront répondre de leurs actes devant la justice. D’après un officier de gendarmerie proche du dossier, les adolescents ne semblent pas avoir conscience de la gravité de leurs faits.