Loiret : Un go fast intercepté, 96 kg de cannabis saisis et trois hommes écroués


Illustration. (photo Pierre Rouanet/PhotoPQR/Maxppp)

Les gendarmes de la section de recherches d’Orléans (Loiret) et ceux du GIGN ont stoppé un go fast ce mardi. Près de 100 kilos de résine de cannabis ont été saisis et trois hommes ont été mis en examen puis écroués.

C’est le résultat de plusieurs mois d’enquête. L’affaire a débuté le 30 janvier dernier après deux accidents de la route sur l’autoroute A10, dans le Loiret, dans le sens province-Paris explique L’Écho Républicain. Les conducteurs avaient abandonné leur véhicule – deux Audi – et les gendarmes avaient découvert 160 kilos de résine de cannabis à l’intérieur. Le parquet de Chartres avait ouvert une enquête qui avait été confiée aux enquêteurs de la section de recherches (SR) d’Orléans.

Les traces ADN découvertes dans les deux voitures, l’exploitation des images de vidéosurveillances de l’autoroute ainsi qu’un travail de téléphonie, ont permis aux enquêteurs d’identifier plusieurs suspects.

La drogue « était destinée à alimenter les Yvelines »

Localisés en région parisienne, ces derniers étaient soupçonnés de convoyer de la drogue entre Mantes-la-Jolie (Yvelines) et le sud de la France. « La drogue venait du sud de la France, transitait par l’Eure-et-Loir et était destinée à alimenter les Yvelines », a précisé le procureur de la République, Rémi Coutin.

Une opération a été mise en place ce mardi avec l’appui des hommes du GIGN, pour intercepter le prochain convoi. C’est ainsi qu’un premier véhicule a été arrêté au péage d’Allainville (Yvelines). Deux des suspects se trouvaient à l’intérieur et ont été interpellés. Les gendarmes ont ensuite intercepté un fourgon Ford Transit, à hauteur de la commune de Gidy. A l’intérieur, les militaires ont mis la main sur 96 kilos de résine de cannabis.

96 kg de cannabis ont été saisis. (photo gendarmerie nationale)

Le conducteur, qui était le troisième suspect, a été interpellé. Les trois complices de 22, 23 et 26 ans ont été placés en garde à vue. Ces derniers ont ensuite été mis en examen ce mercredi pour trafic de stupéfiants avant d’être placés en détention provisoire. « L’enquête se poursuit dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte ce jour au tribunal judiciaire de Chartres », a indiqué la gendarmerie.