Loiret : Un médecin généraliste mis en examen pour agressions sexuelles sur des patientes dont 2 mineures


Illustration. (Shutterstock / Have a. Photo)

Un médecin généraliste de Montargis (Loiret) a été mis en examen pour
« agressions sexuelles par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ». Il est actuellement visé par cinq plaintes.

Cinq patientes dont deux mineures au moment des faits ont déposé plainte contre ce praticien âgé de 50 ans. Le procureur de la République de Montargis, Loïc Abrial, en a fait l’annonce ce mardi. À l’issue de sa garde à vue, le mis en cause âgé de 50 ans, qui exerçait dans un cabinet en ville, a été laissé libre sous strict contrôle judiciaire.

Il nie les faits reprochés

Les plaignantes dénoncent des agressions sexuelles commises entre 2016 et 2019. Aujourd’hui âgées de 17 à 37 ans, elles « décrivent des faits d’attouchements sexuels au cours d’examens médicaux », a précisé le magistrat. Les mineures avaient 15 ans et 17 ans au moment des faits.

Le médecin, lui, conteste ces accusations et dénonce faire l’objet d’un règlement de comptes. Le procureur a toutefois précisé que les cinq patientes ne se connaissent pas. Quatre d’entre elles ont déjà été auditionnées, une cinquième qui a déménagé le sera prochainement, relate France Bleu.

Une perquisition à son cabinet

Dans le cadre de son contrôle judiciaire mis en place vendredi dernier, après deux jours de garde à vue, le généraliste a interdiction d’exercer. Marié et père de famille, il était jusqu’ici inconnu de la justice. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire, mais le Juge des libertés et de la détention (JLD) en a décidé autrement.

La semaine dernière, les policiers en charge de l’enquête ont perquisitionné son cabinet de ville et saisi notamment du matériel informatique. Le conseil de l’ordre des médecins du Loiret a indiqué avoir alerté le parquet de Montargis après avoir reçu une plainte et un signalement de la part de deux patientes du praticien, en 2019. Le médecin doit être convoqué par la chambre disciplinaire du conseil de l’ordre.