Lyon : Pressé de regagner la prison, pour un excès de vitesse il frappe les gendarmes


Illustration Actu17 ©

Le chauffard, un détenu en semi-liberté, a pris tous les risques pour arriver à l’heure en prison.

Obligé de rentrer à 19 heures et de passer ses nuits au Centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier près de Lyon (Rhône), un détenu a mal calculé la durée de son trajet retour…

Dimanche soir, le jeune homme âgé de 26 ans a emprunté une bande d’arrêt d’urgence sur l’autoroute A43 encombrée, pour regagner au plus vite la prison.

Il double deux gendarmes par la droite

Manque de chance pour lui, deux gendarmes du peloton motorisé (PMO) de la Verpillière se trouvaient dans une voiture, bloquée dans les embouteillages. Ils ont vu le jeune homme remonter la file à toute vitesse sur la bande d’arrêt d’urgence et ont décidé de l’intercepter, relate Le Dauphiné.

Lorsque les gendarmes l’ont intercepté, « il n’a pas voulu donner ses papiers, s’est énervé, a prétendu vouloir se jeter sous des camions, a donné des coups sur des voitures », indique la Gendarmerie. Les deux militaires ont été contraints d’appeler du renfort et ils n’ont pas été de trop à huit pour le maîtriser. Des coups ont été échangés, et le détenu a insulté les militaires.


Des gendarmes blessés

Six gendarmes ont déposé plainte. L’un d’entre eux s’est vu délivrer une incapacité totale de travail (ITT) de trois jours et un autre une ITT d’un jour.

Il a été interpellé puis placé en garde à vue pour « conduite en récidive sous l’emprise de l’alcool, conduite sous l’emprise de stupéfiants, outrage et rébellion sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Le tribunal correctionnel de Vienne l’a condamné à un an de prison ferme, sans possibilité d’aménagement et à une amende de 150 euros.

Il devra en outre verser 500 euros de dommages et intérêts aux deux gendarmes les plus sérieusement blessés, a-t-on indiqué au PMO, et 300 euros à trois autres militaires. Son permis a été annulé sans possibilité de le repasser avant douze mois.