Mantes-la-Jolie : 2 policiers mis en examen après les graves brûlures aux mains d’un interpellé


Illustration. (Shutterstock)

Un jeune homme interpellé avait été menotté contre un chauffage défectueux dans un fourgon de police. Il a subi de graves brûlures aux deux mains. Deux policiers ont été mis en examen dans cette affaire.

Les faits s’étaient déroulés le 7 novembre 2017. Ce jour-là, des policiers avaient interpellé un individu de 27 ans pour outrage dans la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Durant son transport dans le fourgon de police vers le commissariat, l’homme avait eu les mains menottées contre un chauffage défectueux explique Le Figaro.

L’interpellé souffre de graves blessures, il a été brûlé aux deuxième et troisième degrés, aux deux mains. Une enquête avait alors été ouverte.

Plus de trois mois d’ITT

Deux policiers ont été mis en examen en octobre dernier pour blessures involontaires. En outre, les trois autres policiers qui étaient présents dans le fourgon au moment des faits sont toujours visés par l’instruction qui a été ouverte pour « blessures involontaires » et « non assistance à personne en danger ».

La victime a subi plusieurs greffes de peau et s’est vu attribuer une Incapacité totale de travail (ITT) dépassant 3 mois, ce dernier ne pouvant toujours pas travailler selon son avocat Me Calvin Job.


L’homme s’est montré « très virulent » et s’est débattu selon les policiers

Les policiers ont de leur côté précisé que l’interpellé s’était montré « très virulent » au moment des faits. Ce dernier aurait tenté de prendre la fuite avant d’être arrêté et amené difficilement dans le véhicule de police alors qu’un « rassemblement hostile » aux forces de l’ordre s’était formé.

L’homme aurait par ailleurs porté « des coups de pied dans la porte latérale » du fourgon avant d’être allongé par terre, sur le dos, alors qu’il continuait à se débattre ont précisé les fonctionnaires. Une version contestée par Me Calvin Job.

Saluant « l’évolution de l’instruction », le conseil du plaignant souhaite désormais que les faits reprochés aux policiers soient requalifiés en « blessures volontaires » et plaide pour un jugement devant une cour d’assises.