Marseille : Il met en scène sa disparition en jetant sa voiture à la mer, la police le retrouve au supermarché


L'homme avait jeté sa voiture à la mer en pleine nuit. Elle avait été repêchée. (photos Marins-Pompiers)

Sa voiture avait été retrouvée le 10 mai dernier alors qu’elle était tombée en mer, en contrebas de la corniche Kennedy à Marseille, en pleine nuit. Les recherches des policiers ont permis de retrouver l’homme disparu.

Il avait décidé de disparaître par l’intermédiaire d’une mise en scène qui n’a pas trompé les policiers. Dans la nuit du jeudi 9 et du vendredi 10 mai, les policiers avaient été appelés car une voiture venait de tomber en contrebas de la corniche Kennedy.

Le véhicule, une Renault Scénic, avait été retrouvé à 3 mètres de profondeur avant d’être remonté à l’aide d’une grue. Le conducteur n’avait pas été retrouvé mais les enquêteurs avaient constaté qu’un parpaing était présent dans l’habitacle et avait servi à laisser l’accélérateur enfoncé.

La piste de l’accident ou du suicide avait été au départ étudiée et les policiers ont recherché des informations sur le propriétaire de cette voiture, un pizzaïolo marseillais de 34 ans.

L’homme évoque « des raisons sentimentales », les policiers étudient la piste de dettes financières

Pour en savoir plus, les enquêteurs ont alors lancé des réquisitions sur les comptes bancaires de ce dernier, ainsi que sur ses relevés téléphoniques. Ses voisins ont également été interrogés. Puis, le 13 mai dernier, surprise : l’homme disparu a été repéré aux Terrasses du Port alors qu’il faisait tranquillement ses courses dans la galerie marchande de la cité phocéenne explique RTL.

Ce dernier a été interpellé et placé en garde à vue. Face aux policiers, il a expliqué son choix de disparaître « pour des raisons sentimentales », précisant avoir « payé des gens du voyage » pour rendre sa mise en scène crédible. Toutefois, les policiers privilégient la piste de la thèse de dettes financières.

Convoqué au tribunal

Le mis en cause est convoqué ultérieurement devant le tribunal correctionnel et sera jugé pour avoir « communiqué ou divulgué une fausse information dans le but de faire croire à un sinistre et de nature à provoquer l’intervention inutile des secours ».