Marseille : Professeur dans un collège, il était aussi vendeur de cocaïne


Illustration. (Shutterstock)

Un enseignant était jugé avec quinze autres prévenus ce mardi devant le tribunal correctionnel de Marseille, pour avoir vendu de la cocaïne. Le professeur a expliqué qu’il avait été « tenté par l’argent facile ».

Il écoulait plusieurs centaines de grammes de cocaïne tous les mois. Face au tribunal correctionnel de Marseille ce mardi, ce professeur chargé d’une classe pour l’inclusion scolaire (Clis) dans un collège marseillais, a expliqué comment il en est arrivé jusque-là. « Ça a démarré avec 5 grammes, puis je suis passé à 10, 15, 20 grammes… », a-t-il raconté.

Le prévenu est en disponibilité de l’Éducation nationale depuis septembre 2017. Interpellé le 18 septembre 2016, il avait été placé en détention provisoire durant 4 mois. Après sa remise en liberté, il a ouvert un restaurant et a embauché 14 salariés explique Le Point.

Durant l’enquête, une perquisition avait été réalisée à son domicile et les enquêteurs avaient découvert une balance de précision et deux cailloux de cocaïne pure à 88 % d’un poids total de 350 grammes.

400 grammes par mois à 12 revendeurs

Le prévenu qui s’est dit initialement consommateur de cocaïne, a finalement reconnu avoir vendu 400 grammes de cocaïne par mois, à 12 revendeurs différents. Le professeur a ensuite évoqué des gains autour de 2000 euros par mois, une somme qui lui permettait de doubler son salaire de l’Éducation nationale.


« J’ai été tenté par l’argent facile », a-t-il avoué à la barre. Tout avait commencé en 2013 lorsqu’il était entré dans un vaste réseau d’approvisionnement en cocaïne de la région.

De nombreux voyages

Des revenus qui lui ont permis de voyager, notamment au Japon, à New-York ou encore en Thaïlande. Pour réaliser ses transactions discrètement, le prévenu invitait ses clients à lui envoyer des SMS anodins, dans lesquels l’acheteur ajoutait un certain nombre de points de suspension. Un point signifiait un gramme de cocaïne.

L’enseignant a fait part de sa crainte au tribunal de retourner en prison. « J’ai bien compris, tout cela est derrière moi », a-t-il assuré. Le délibéré doit être rendu le 25 juin prochain.