Mérignac : Une mère de famille brûlée vive en pleine rue, son mari interpellé


Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock)

Une mère de famille de 31 ans a été sauvagement tuée par son mari à Mérignac (Gironde) ce mardi en fin d’après-midi, en pleine rue. Âgé de 44 ans, il a été interpellé et placé en garde à vue.

La victime a été tuée dans des circonstances atroces. Le drame s’est produit vers 18h20 sur l’avenue Carnot, un quartier résidentiel de Mérignac selon nos informations, confirmant celles de Sud Ouest. C’est d’abord un incendie qui aurait été allumé dans la maison où la victime habitait avec son mari et ses trois enfants de 3, 6 et 11 ans, dont l’un qu’ils avaient eu ensemble.

La mère de famille de 31 ans serait parvenue à sortir du logement mais a été poursuivie par son compagnon qui lui a tiré dessus avec un fusil, au moins à deux reprises. « Il s’est acharné sur elle », affirme une voisine du couple, au quotidien régional. « Il lui a tiré dessus une première fois. Elle était encore vivante. Il lui a alors retiré dessus ».

L’homme a ensuite aspergé sa conjointe d’un liquide inflammable avec un bidon, avant de mettre le feu à son corps. La victime est décédée, son corps a été retrouvé calciné. Les premières constatations ont montré qu’elle avait reçu deux balles au niveau des genoux.

Condamné en 2020 à 18 mois de prison

Le tueur qui était armé a ensuite tenté de prendre la fuite avant d’être rattrapé par les policiers de la brigade anticriminalité (BAC), sur l’avenue Léon-Blum à Pessac, à 18h45. L’homme était muni d’un fusil de calibre 12 qu’il tenait en main, d’un pistolet à gaz et d’une ceinture sur laquelle se trouvaient 16 cartouches dont 12 non percutées (utilisables, ndlr).

Le tueur a été interpellé sans opposer de résistance et placé en garde à vue. Il n’était pas alcoolisé précise une source proche du dossier. Des analyses toxicologiques sont en cours afin de déterminer s’il avait consommé des produits stupéfiants.

En outre, le mis en cause de 44 ans avait été condamné en juin 2020 pour violences conjugales à 18 mois de prison dont 9 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, a indiqué le parquet de Bordeaux. Il avait été incarcéré à l’issue de cette audience en comparution immédiate. Dans cette affaire, la victime était déjà son épouse. Le couple s’était séparé à l’issue de ce procès.

Selon cette même voisine interrogée par nos confrères, la victime était « battue ». Elle affirme que les voisins entendaient « des cris ». « Dès qu’il commençait à hurler, elle fermait les fenêtres, les volets, se calfeutrait », ajoute-t-elle, confirmant que l’homme était sorti récemment de prison.

Les trois enfants ne se trouvaient pas sur place au moment du meurtre. Ils ont fait l’objet d’une prise en charge psychologique par le SAMU. Les policiers de la sûreté départementale ont été chargés de l’enquête.