Meurthe-et-Moselle : Contrôlé par un gendarme, il lui dit s’appeler Mireille Mathieu et lui porte un coup de tête


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Son sens de l’humour n’a pas fait mouche. Ni devant les gendarmes, ni devant le juge.

Un homme âgé de 44 ans comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Val de Briey (Meurthe-et-Moselle) entre autres pour des violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Il a écopé de 8 mois de prison avec sursis et devra indemniser trois gendarmes.

Il leur répond s’appeler Mireille Mathieu

Tout a débuté jeudi soir, lorsque le quadragénaire alcoolisé est sorti d’un bar de Jarny, relate Le Républicain Lorrain. En traversant la chaussée sans précaution, il a failli être percuté par une voiture… de gendarmerie. Les militaires ont donc décidé de le contrôler pour éviter qu’il ne cause un accident.

Invité par les trois gendarmes à décliner son identité, il leur a affirmé s’appeler Mireille Mathieu. Lorsqu’ils ont voulu le faire souffler dans un éthylotest, l’homme s’est allumé un cigarillo. Immédiatement, un gendarme le lui a retiré, ce qui a mis le quadragénaire hors de lui.

Un violent coup de tête

En réponse il lui a porté un violent coup de tête en plein visage et a enchaîné les insultes, avant de se faire interpeller. Blessé au nez, le gendarme s’est vu délivrer 4 jours d’Incapacité totale de travail (ITT). L’agresseur a été placé en garde à vue. Il présentait une alcoolémie de 1,44 g d’alcool par litre de sang.


Face au juge ce lundi, le prévenu – déjà condamné pour conduite sous empire d’un état alcoolique et outrages – a tenté de se justifier. Il a évoqué sa « journée très fatigante » pour expliquer sa consommation d’alcool.

En plus de 8 mois de prison avec sursis, il devra verser 500 euros pour la victime du coup de tête et 250 euros pour chacun des deux autres gendarmes. Il s’est également vu notifier une obligation de soins et une interdiction de fréquenter les débits de boissons.