Meurthe-et-Moselle : Elle poignarde son fils de 10 ans en pleine nuit et tente d’empoisonner son mari


Illustration. (Adobe Stock)

Une mère de famille a poignardé son enfant de 10 ans en pleine nuit avant d’être arrêtée par son mari. Elle avait tenté d’empoisonner ce dernier peu avant.


Le pire aurait pu se produire à Villers-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) sans l’intervention du mari de cette femme âgée de 40 ans. Rongée par une dépression, elle a tenté de tuer son fils de 10 ans vers 4 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche raconte L’Est Républicain. L’enfant dormait dans sa chambre, dans l’appartement familial, quand sa mère est entrée avec un couteau de cuisine à la main.

Le petit garçon s’est mis à hurler, ce qui a réveillé son père qui est rapidement intervenu. Lorsqu’il est arrivé, son fils présentait deux plaies sans gravité au niveau du cou et du thorax. L’homme a maîtrisé sa conjointe et a donné l’alerte. La victime a été prise en charge par les sapeurs-pompiers et transportée à l’hôpital de Nancy-Brabois. Ses jours ne sont pas en danger a indiqué le procureur de la République de Nancy.

Elle tente de lui faire absorber le contenu d’une pipette

L’agresseuse a été interpellée par la police. Elle était dans un état d’agitation et « dans une grande confusion mentale » a ajouté le magistrat. Peu avant les faits vers 3 heures du matin, la mère de famille avait tenté d’empoisonner – ou au moins de droguer – son mari. Elle a essayé de lui mettre une pipette dans la bouche, tout en lui affirmant qu’il s’agissait « d’un décontractant pour mettre fin à ses ronflements ». L’homme a refusé avant d’aller se coucher dans le salon, pour terminer sa nuit.

La quadragénaire avait consommé de l’alcool et des médicaments au moment de son acte. Elle a dans un premier temps été placée en garde à vue puis conduite à l’hôpital central de Nancy, afin d’y subir des examens. Sa garde à vue a ensuite été levée, les médecins ayant estimé que son état de santé n’était pas compatible avec cette mesure de privation de libertés. Elle a été hospitalisée d’office en psychiatrie.


La mise en cause devrait être entendue ultérieurement par les policiers, une fois que son état de santé se sera amélioré. Elle devrait également faire l’objet d’un examen de comportement, afin de permettre à la justice de déterminer si elle peut être tenue responsable de ses actes.

Le chat retrouvé mort

En outre, des examens permettront d’identifier le ou les produits qui se trouvaient dans la pipette qu’elle a tenté d’administrer à son mari.

Les policiers ont retrouvé le chat de la famille sans vie. Le procureur a précisé que l’animal avait « apparemment été empoisonné ». Des analyses vont aussi être réalisées par des vétérinaires afin d’éclaircir les causes exactes du décès du félin, et notamment s’il a absorbé le même liquide que celui découvert dans la pipette.