Meurthe-et-Moselle : Un homme mortellement neutralisé par le GIGN lors d’une opération à Frouard


Illustration. (photo François Destoc/PhotoPQR/Maxppp)

Un homme de 56 ans a été neutralisé par balle par les gendarmes à Frouard, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle) ce vendredi matin, alors qu’il venait de tirer en direction des militaires. Il est décédé. Les faits ont eu lieu au cours d’une opération dans le milieu des gens du voyage.

Une opération de gendarmerie s’est déroulée dès 6 heures ce vendredi matin sur la commune de Frouard, non loin de l’écluse du Clevant où vivent des gens du voyage sédentarisés indique L’Est Républicain.

Les gendarmes de la compagnie de Nancy, assistés par les militaires de l’antenne du GIGN de Reims, intervenaient pour une « affaire de violences volontaires en réunion et avec armes, commise le 14 avril dernier« , a précisé le procureur de la République de Nancy, François Pérain, cité par France Bleu. Deux suspects, un père de 56 ans et son fils de 19 ans devaient être interpellés pour être interrogés concernant ces faits.

Des tirs avec un fusil de chasse

Au moment où les gendarmes sont arrivés, la situation a dégénéré. « Un homme, âgé de 19 ans, sort de sa caravane muni d’un fusil qu’il pointe en direction des militaires du GIGN. Un militaire fait alors usage de son arme à deux reprises, sans le toucher », détaille le magistrat. « Puis un deuxième homme, le père, sort de la caravane, armé lui aussi d’un fusil et tire sur les gendarmes », ajoute-t-il. « Gendarmes qui après avoir tenté de parlementer, finissent par répliquer et touchent le quinquagénaire au thorax ». Ce dernier est décédé.

Un périmètre de sécurité était toujours en place à la mi-journée pour permettre aux gendarmes de réaliser des constatations. Aucun militaire n’a été blessé au cours de cette opération.

Les deux gendarmes et le jeune homme de 19 ans en garde à vue

Les deux gendarmes qui ont ouvert le feu ont été placés en garde à vue, tout comme le jeune homme de 19 ans. Les premiers éléments de l’enquête « tendent à confirmer l’usage de leur arme par les militaires du GIGN en état de légitime défense », a souligné le procureur de la République.

« Il y avait un différent de voisinage de longue date et les gendarmes étaient déjà intervenus à plusieurs reprises », explique une source proche de l’enquête à France 3.