Meurtre de Christopher Aurier à Toulouse : un homme s’est rendu à la police, il a été placé en garde à vue


Christopher Aurier lors de son passage dans le club de Gueugnon, lors de la saison 2018-2019. (photo FC Gueugnon)

Un homme s’est rendu à la police à Ajaccio (Corse) ce mardi soir avant d’être placé en garde à vue. Il a reconnu avoir tué Christopher Aurier, le frère de l’ancien joueur du PSG, ce lundi matin à Toulouse (Haute-Garonne).

L’enquête sur le meurtre de Christopher Aurier s’est accélérée ce mardi soir. Un jeune homme s’est présenté au commissariat central d’Ajaccio et a avoué avoir tué le footballeur, avant d’être placé en garde à vue rapporte La Dépêche. Les faits se sont déroulés à Toulouse vers 5 heures du matin ce lundi, devant l’établissement de nuit Kin’s, situé dans la zone Thibaud.

Les policiers du Service régional de police judiciaire (SRPJ) en charge des investigations interrogent actuellement le suspect. Selon les premiers éléments, le mis en cause n’aurait pas supporté de voir sa petite amie discuter avec le footballeur de 26 ans. Cette dernière aurait eu dans le passé une relation avec Christopher Aurier explique L’Équipe.

Il récupère une arme à feu dans sa voiture

Alors que les deux anciens compagnons échangeaient quelques mots, le mis en cause les a interrompus. Il aurait alors décidé d’aller récupérer une arme de poing dans sa voiture indique une source policière au quotidien sportif.

L’homme aurait ensuite fait feu à trois reprises. Christopher Aurier a été touché par deux tirs au niveau de l’abdomen. Il est décédé peu après à l’hôpital Rangueil de Toulouse.


La victime âgée de 26 ans était licenciée au club du Toulouse Rodéo (National 3). Comme son frère Serge qui est passé par le TFC ainsi que le Paris-Saint-Germain, et qui évolue actuellement à Tottenham (Angleterre), Christopher avait été formé au RC Lens.

« C’est une vie volée pour rien »

« C’était un super gamin, un joueur très technique. Il jouait dans un autre club le samedi, et avec nous le dimanche. Il jouait avec ses amis. Sa mort m’a bouleversé », a réagi Jocelyn Momasso Momasso, président du club « Le choc du dimanche », à L’Équipe.

« Et je ne veux surtout pas entendre que c’était un dealer, un voyou ou un mauvais garçon. Il a fait quelques bêtises, comme beaucoup, mais franchement, c’était un mec bien, un type très respectueux des anciens », a-t-il ajouté. « C’est une vie volée pour rien ».