Montpellier : Colère d’un syndicat de police après la remise en liberté de 3 suspects accusés de 35 cambriolages


Illustration. (shutterstock)

Trois suspects âgés de 18 à 32 ans, en situation irrégulière en France, sont accusés d’avoir commis pas moins de 35 cambriolages à Montpellier (Hérault) durant la nuit. Ils ont été remis en liberté en l’attente de leur procès qui se déroulera en avril prochain.

La décision du tribunal correctionnel de Montpellier ne passe pas. Les enquêteurs de la sûreté départementale ont identifié puis interpellé trois suspects – deux hommes de 22 et 32 ans et une jeune femme de 18 ans – qui sont en situation irrégulière sur le territoire français.

Il a fallu plusieurs semaines aux policiers pour remonter jusqu’à cette équipe de cambrioleurs présumés, qui sévissaient la nuit, à Montpellier. Les suspects ont été interpellés dans des squats de la ville cette semaine. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé de nombreux objets dérobés lors des cambriolages. La police du département a diffusé des photos du butin afin que les victimes puissent se faire connaître.

Le trio a été déféré au parquet ce vendredi et devait être jugé dans le cadre d’une comparution immédiate. Leur procès a finalement été renvoyé au début du mois d’avril. En l’attente, la justice a décidé de remettre en liberté les trois voleurs présumés qui ont été placés sous contrôle judiciaire.

« Incompréhension et résignation finissent par affecter l’engagement et le professionnalisme de nos collègues »

Une décision qui a provoqué l’incompréhension du syndicat de police Unité SGP Police FO qui s’est exprimé dans un communiqué. Le choix du tribunal a provoqué une « vive émotion » du côté « des enquêteurs qui se sont impliqués pendant de longues semaines dans un dossier qui touchait de nombreux quartiers de Montpellier et de nombreuses victimes ». « Les deux auteurs principaux, étrangers et sans-domicile fixe, donc sans garantie de représentation, ont été remis en liberté », rappelle le syndicat.

Affirmant ne pas douter « un seul instant que toutes les formes de droit ont été respectées », l’organisation « s’interroge sur le message véhiculé par cette décision ». « Incompréhension et résignation finissent par affecter l’engagement et le professionnalisme de nos collègues, pourtant au service des victimes et des citoyens », déplore-t-elle.

« Alors que le Beauvau de la Sécurité débute cette semaine, cette nouvelle affaire prouve que les nombreux chantiers ouverts devront redonner un avenir et un espoir à notre profession, mais également à la population qui nous protège », conclut l’Unité SGP Police FO.