Montpellier : Plusieurs enfants auraient été victimes de graves actes de maltraitance dans une école privée.


Illustration. (Shutterstock)

La directrice d’une école bilingue privée de Montpellier (Hérault) a été placée en garde à vue ce mardi, après des soupçons de faits très graves de maltraitance sur plusieurs enfants. Au moins huit d’entre-eux, âgés de 4 à 8 ans, auraient été victimes de ces agissements.

Les enquêteurs ont eu le plus grand mal à obtenir des témoignages. Tout est parti d’une plainte de la famille d’un ancien élève âgé de 8 ans, en mars dernier. Une plainte visant la directrice de l’école, âgée de 64 ans, ainsi que plusieurs professeurs.

Les policiers ont alors été confrontés à un climat d’omerta très présent chez les parents d’élèves raconte Le Parisien. « Les tarifs élevés de l’école, présentée comme un modèle du genre par les parents, et la crainte de représailles ont été des obstacles importants pour les enquêteurs » a indiqué une source proche de l’enquête au journal francilien.

Malgré cela, les enquêteurs sont parvenus à convaincre huit parents d’élèves à déposer plainte. Les faits racontés sont particulièrement graves.

Forcé à manger son vomi

L’un des enfants a d’abord raconté avoir été forcé à manger son vomi à la cantine. Un autre a expliqué avoir été mis torse nu, avec un sexe masculin dessiné sur le ventre. Un troisième a quant à lui raconté aux policiers qu’il avait été forcé à manger des aliments, alors qu’il souffrait d’une allergie alimentaire.


D’après les récits des victimes, des enfants ont aussi été maintenus la tête sous l’eau alors qu’ils étaient terrorisés. Autre fait relaté : des enfants auraient été forcés à porter des chaussettes inversées (droite et gauche à l’envers).

L’affaire ne fait que débuter

Face aux enquêteurs, la directrice, présentée comme instable psychologiquement, a nié les faits. Cette dernière a été remise en liberté alors que l’enquête préliminaire se poursuit.

D’autres enseignants pourraient également être mis en cause dans cette affaire et la liste des victimes pourraient aussi s’allonger précise le quotidien.