Mort d’Adama Traoré : Les juges ordonnent une nouvelle expertise médicale


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Les juges en charge de l’enquête sur la mort d’Adama Traoré dans le Val-d’Oise le 16 juillet 2016, ont ordonné une nouvelle expertise médicale.

Alors que la famille d’Adama Traoré continue de contester les conclusions de l’enquête, les juges d’instruction ont décidé de se prononcer en faveur d’une nouvelle expertise médicale.

La première expertise avait déterminé que l’homme âgé de 24 ans au moment des faits souffrait d’une maladie génétique, la drépanocytose, ainsi que d’une pathologie rare. Des problèmes de santé qui, lors d’un épisode de stress et d’effort, auraient entraîné une asphyxie de ce dernier selon cette expertise, désormais remise en cause.

Des conclusions qui indiquaient par ailleurs que le pronostic vital de M. Traoré était « engagé de façon irréversible » et ce, avant son interpellation.

Une expertise médicale demandée par la famille apporte d’autres conclusions

Un rapport médical réalisé à la demande de la famille par quatre médecins des hôpitaux de Paris qu’elle a choisie, attribue le décès d’Adama Traoré à « un syndrome asphyxique aigu ». Les praticiens invitent également  à « se poser la question de l’asphyxie positionnelle ou mécanique ». Une mention qui fait référence aux gestes techniques d’interpellation des gendarmes.


Mais ce rapport réalisé à la demande de la famille ne peut être pris en compte par les juges d’instruction étant donné que les médecins qui l’ont réalisé ne figurent pas sur les listes d’experts auprès des cours d’appel ou la Cour de cassation et n’ont pas prêté serment expliquent plusieurs sources concordantes. Les juges ont toutefois décidé de relancer des investigations et donc une nouvelle expertise médicale.

A la fin des premières investigations, les juges n’avaient prononcé aucune mise en examen ni aucune charge contre les gendarmes qui avaient interpellé Adama Traoré. L’affaire se dirigeait jusqu’ici vers un non-lieu.