Mort de Vanille à Angers : la fillette a été assassinée par sa mère le jour de son anniversaire


Vanille a été retrouvée morte ce dimanche. (photo dispositif alerte enlèvement)

Nathalie Stephan, 39 ans, avait prémédité son acte depuis deux mois a annoncé le procureur de la République Eric Bouillard lors d’une conférence de presse ce lundi soir.

La petite Vanille, âgée d’un an, a été retrouvée sans vie dans un conteneur à vêtements ce dimanche soir. En garde à vue, la mère de l’enfant a avoué qu’elle avait « prévu un plan, caché ce plan et dissimulé sa situation réelle de désœuvrement complet ».

Elle a expliqué qu’elle avait tué sa fillette ce vendredi, le jour de l’anniversaire de cette dernière. Vanille est décédée « par procédé d’étouffement dans un délai qui est conforme à ce qui dit la mère » a précisé le procureur. Nathalie Stephan aurait étouffé son enfant en utilisant du gros scotch.

Aucune erreur selon le procureur

« Le mobile du passage à l’acte […] semble être lié à son départ du centre maternel. Départ qui lui a été annoncé le 3 décembre 2019. Jour à partir duquel elle a décidé de donner la mort à son enfant », a détaillé le magistrat. Elle était hébergée depuis plusieurs mois dans ce foyer pour femmes enceintes et mères isolées.

Entre le 3 décembre 2019 et le 7 février 2020, « aucun signe ne laissait penser que ce passage à l’acte était envisagé », selon les services qui étaient en charge de la mère de famille, a affirmé le procureur. « Il n’y a pas eu d’erreur, ni de suivi, ni d’interprétation », a-t-il insisté.

Suivie au niveau psychologique et psychiatrique

Nathalie Stephan a été placée à l’aide sociale à l’enfance (ASE) à 16 ans et jusqu’à sa majorité après avoir grandi au milieu d’une fratrie de trois enfants, avec des parents « handicapés ». Sa jeunesse a été « compliquée » a précisé le procureur.

Cette dernière est suivie au niveau psychologique et psychiatrique et « prenait des médicaments ». Sa garde à vue prendra fin ce mardi matin. Elle sera ensuite présentée à un juge d’instruction qui sera saisi du chef « d’homicide volontaire aggravé ».